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ECONOMIE | |
| Secteur privé |
Le conseiller spécial du Secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines de l’administration Obama pense que le développement de l’Afrique doit obligatoirement passer par le secteur privé. Entretien.
De passage à l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Paris, le conseiller spécial du Secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, Eric Silla, a tenu une conférence sur les grandes lignes de la politique subsaharienne de la Maison Blanche. Derrière le concept de « Collaborative diplomacy » qui sous-tend la ligne directrice du dialogue mis en place avec les États africains, se rangent 5 priorités :
Associer le secteur privé au dialogue avec les États
Pour E. Silla, l’une des clés du développement des pays de l’Afrique subsaharienne passe par l’investissement et le développement du secteur privé :
« Le commerce et l’investissement sont essentiels au développement économique. Dans cette optique, nous essayons d’associer le plus possible des acteurs économiques locaux ou internationaux dans notre dialogue avec les gouvernements africains afin de mettre en place un environnement des affaires plus ouvert ».
Le conseiller américain a ensuite expliqué qu’un effort important était fait au sein de son administration auprès du secteur privé américain pour « renforcer la compréhension de l’environnement africain et l’appréciation des opportunités d’investissement dans cette zone ».
Créer un cadre légal à l’investissement
Au cœur des préoccupations de la nouvelle administration américaine, le cadre légal qui entoure les transactions commerciales en Afrique et qui ne présente pas assez de garanties pour motiver un développement réel du secteur privé. Une refonte de l’organisation administrative de la plupart des pays de la zone est donc pour elle un préalable indispensable à l’amplification des échanges commerciaux au niveau aussi bien local, que continental et international. Selon E. Silla, « l’une des manières les plus efficaces de transmettre ce message aux gouvernements de ces pays est de le faire par le biais des entreprises plutôt que directement d’État à État ».