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ECONOMIE | |
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Le budget consacré par l'Algérie à la subvention des produits de première nécessité, environ 300 milliards de dinars, sera prochainement revu à la hausse. Le ministre du Commerce a évoqué l'élargissement de la liste de produits, dont les prix seront soutenus par l’État.
Outre le lait et le pain, subventionnés depuis des années, le gouvernement algérien avait pris en janvier dernier la décision de soutenir les prix du sucre et de l'huile. Mais la liste des produits subventionnés sera encore une fois élargie, selon le ministre algérien du Commerce Mustapha Benbada qui est intervenu ce lundi 11 avril sur les ondes de la radio nationale en exécution à une injonction du chef de l’État. Désormais, même les légumes secs seront subventionnés. « J’ai organisé une réunion avec les importateurs de ces produits. Nous avons convenu que les prix de ces produits restent fixes. Nous avons demandé à l’OAIC (Office algérien interprofessionnel des céréales) de revenir sur le marché en tant qu’acteur principal et assurer au nom de l’État la fonction de régulation du marché pour que les prix soient supportables pour les citoyens », a-t-il indiqué. Il a également demandé aux producteurs de pâtes alimentaires de ne pas augmenter les prix sans consulter au préalable le ministère.
La hausse des prix de certains produits alimentaires, notamment le sucre et l'huile, avait été présentée par l’État algérien comme l'une des principales causes à l'origine des émeutes qui ont fait cinq morts, des centaines de blessés et plus de mille arrestations.
Depuis, le gouvernement algérien ne cesse de multiplier les mesures sociales et surtout économiques pour tenter d'apaiser le front social et prévenir un éventuel soulèvement populaire à l’instar de ce qui se passe actuellement en Libye, au Yémen où en Syrie. Mais de nombreux économistes ont alors mis en garde contre les conséquences désastreuses que pourraient avoir ce genre de mesures sur l'économie nationale. Ils ont expliqué que les milliards de dollars qui seront déboursés par l’État algérien n'auront pratiquement aucun effet positif. « Au lieu de subventionner à tout va des produits importés et des emplois inutiles, le gouvernement aurait été mieux inspiré d’engager des dépenses en investissements », ont souligné des économistes interrogés par TSA, un quotidien numérique algérien.
Au cours de son intervention, le ministre du Commerce a mis l'accent sur la nécessité de revoir la politique de subvention en Algérie. Il a ainsi préconisé la mise en œuvre d'un système de subventions ciblées destiné uniquement aux personnes nécessiteuses.