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ECONOMIE | |
| APD/Coopération |
En marge de la réunion des ministres des Finances de la Zone franc, la France a annoncé le 12 avril un soutien financier exceptionnel de € 400 millions à la Côte d’Ivoire.
À l’occasion de la réunion de printemps des ministres des Finances de la Zone franc au Tchad, la ministre française de l’Économie, Christine Lagarde, a annoncé un soutien financier exceptionnel de € 400 millions à la Côte d’Ivoire. La France apportera « dans les prochains jours, dès que les circuits financiers et la sécurité seront rétablis, un soutien financier exceptionnel de € 400 millions, destiné dans un premier temps à financer les dépenses d’urgence pour les populations, la ville d’Abidjan et le redémarrage des services publics essentiels. Cette aide doit également servir, dans un second temps, à relancer l’activité économique et à permettre l’apurement des arriérés vis-à-vis des institutions internationales », a-t-elle détaillé, selon un communiqué du ministère.
En présence du ministre ivoirien de l’Économie et des finances, Charles Koffi Diby, elle a « rendu hommage au calme, à la retenue et au message de réconciliation que n’a cessé de passer le président A. Ouattara ». Pour rappel, Charles Koffy Diby occupait déjà cette fonction sous la présidence de Laurent Gbagbo, avant d’être nommé par Alassane Ouattara lors de la constitution de son gouvernement en décembre 2010. Selon certains observateurs, sa nomination par A. Ouattara était judicieuse : fin connaisseur de l’administration et des institutions économiques et financières, il a permis à Alassane Ouattara de mettre en place l’asphyxie du camp de Laurent Gbagbo.
Après avoir déploré « les atteintes graves qui ont été portées aux institutions communautaires et à leurs personnels, avec l’occupation militaire de la direction nationale de la Banque centrale, de la Commission bancaire et de la Bourse régionale, qui sont le bien commun des pays de l’Uemoa », Christine Lagarde a salué « l’action de la BCEAO, qui a su préserver, avec toutes les autres institutions régionales, la stabilité financière de la région ». « L’Union, tout comme la coopération monétaire au sein de la Zone franc, sortiront renforcées de cette épreuve », a jugé le ministre.