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Libye : Washington, Paris et Londres insistent sur le départ de M. Kadhafi

 
M. Kadhafi
B. Obama, D. Cameron et N. Sarkozy réitèrent leur souhait de poursuivre les opérations militaires et de voir M. Kadhafi quitter le pouvoir. Photo : Antonio Milena

L'avenir de la Libye est inconcevable sans le départ de Mouammar Kadhafi, ont déclaré le 15 avril les dirigeants américain, français et britannique dans une tribune commune publiée dans Le Figaro, The Times, The International Herald Tribune et The Washington Post.

Le retrait du colonel Mouammar Kadhafi est une condition sine qua non à tout scénario de transition en Libye. C'est ce qu'ont affirmé les dirigeants américain Barack Obama, français Nicolas Sarkozy et britannique David Cameron, ce vendredi 15 avril dans une tribune commune publiée dans quatre grands quotidiens occidentaux.

« Il ne s'agit pas d'évincer Kadhafi par la force. Mais il est impossible d'imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi (...) il est impensable que quelqu'un qui a voulu massacrer son peuple joue un rôle dans le futur gouvernement libyen », écrivent Barack Obama, Nicolas Sarkozy et David Cameron.

Afin accélérer le départ du Guide libyen au pouvoir depuis 42 ans, les présidents américain et français ainsi que le Premier ministre britannique estiment nécessaire la poursuite des opérations militaires menées par « l'Otan et les partenaires de la coalition ». Leur objectif : continuer à protéger les civils libyens et maintenir la pression sur le régime en place. Dans ce texte commun publié par The Washington Post, Le Figaro, The Times et The International Herald Tribune, ils rappellent que : « le Conseil de sécurité des Nations unies, dans une résolution historique, a autorisé la communauté internationale à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la population libyenne contre les attaques qu'elle subissait ». « En réagissant immédiatement, nos trois pays ont arrêté la progression des forces de Kadhafi... Des dizaines de milliers de vies ont été épargnées, mais Kadhafi continue d'infliger jour après jour des atrocités au peuple libyen », ajoutent-ils.

Lors d'une réunion récente dans la capitale qatari, Doha, le Groupe de contact chargé du pilotage politique de l'intervention internationale, qui avait par ailleurs décidé d'une aide financière et humanitaire aux insurgés, avait lancé un appel au colonel libyen en l’enjoignant de se retirer. Au cours d'une rencontre tenue à Berlin le 14 avril, l'Otan a réitéré cet appel alors que Kadhafi paradait dans les rues de la capitale libyenne. « Lunettes noires et chapeau, dans une voiture tout-terrain au toit ouvrant, il a salué jeudi soir les passants en levant les poings », rapporte le Nouvel Observateur commentant les images de la télévision libyenne.


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