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ECONOMIE | |
| APD/Coopération |
À peine sortie de la crise post-électorale, qui s’est conclue par l’arrestation de Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire va bénéficier du retour des institutions internationales.
Dans un communiqué commun en date du 14 avril, la Banque mondiale (BM) et la Banque africaine de développement (Bad) se sont dit prêtes « à apporter une assistance importante : financière, en politique économique et en assistance technique ».
« Notre assistance visera la réhabilitation des infrastructures économiques et sociales nécessaires à la remise de l’économie ivoirienne sur une voie saine », a précisé Donald Kaberuka, président de la BAD. « La Côte d’Ivoire a besoin de sécurité, d’emplois et de justice. Nous allons travailler en étroite collaboration avec nos partenaires régionaux, tels que la Cedeao et l’Union africaine. Non seulement la Côte d’Ivoire est importante pour la région ouest-africaine, mais la coopération régionale sera précieuse pour aider la Côte d’Ivoire en ce moment crucial » indique pour sa part Robert Zoellick, président de la BM.
Projets : $ 100 millions
À l’occasion des réunions de printemps des institutions de Bretton Woods, Robert Zoellick, a annoncé le 15 avril, que son institution débloquerait plusieurs projets de développement pour un montant global de $ 100 millions. La BM avait suspendu son activité en Côte d’Ivoire en décembre dernier puis évacué son personnel devant la dégradation de la situation. Le dénouement de la crise post-électorale, soldé par l’arrestation du président sortant Laurent Gbagbo, ouvre la voie à un retour de la Banque mondiale qui est prête à se réengager en Côte d'Ivoire. « En coopération avec des partenaires régionaux, la Banque mondiale se tient prête à offrir une assistance importante - financière, politique et technique », a déclaré Robert Zoellick. La Côte d'Ivoire a auprès de la Banque « de très petits arriérés de paiement que, je pense, nous devons apurer rapidement de sorte à pouvoir avancer avec une sorte de grand programme de prêt », a indiqué M. Zoellick.
« L'allègement de la dette est une question qui a été en quelque sorte en suspens par le passé et j'espère que nous pourrons progresser. Mais ce que j'entrevois comme plus important que les chiffres de la dette, c'est ce que nous pouvons faire en matière de soutien financier à court terme, ou [...] pour remettre les gens au travail », a-t-il précisé, ajoutant que « la Côte d'Ivoire devrait être un des premiers endroits » où appliquer les recommandations du « Rapport sur le développement » publié hier par l'institution. Ce rapport préconise une concentration de l’aide internationale sur la sécurité des citoyens, la justice et l'emploi.