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La Coface place la Tunisie, la Libye et l'Égypte sous surveillance négative

 

Les notes de la Tunisie, de la Libye et de l’Égypte, secoués depuis le début de l'année par des révoltes populaires, ont été dégradées par la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface).

La Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface) révise la note de la Tunisie (A4), de la Libye (D) et de l’Égypte (B) à la baisse. Dans un communiqué publié le 13 avril sur son site web, la filiale du groupe bancaire français Natixis explique que l'instabilité politique qui prévaut dans ces pays pourrait « affecter l’activité et amplifier les déséquilibres financiers publics et tasser les recettes en devises ». Et d'ajouter : « [...] la phase de transition politique que connaissent ces deux pays (Tunisie et Égypte, ndlr) est porteuse de fragilité à court terme... La Libye, qui subira une très violente contraction de l’activité d’au moins 15 %, est déclassée en D ». La Coface met également en garde contre la détérioration de l'environnement des affaires en Syrie. « La note de la Syrie (C) est aussi mise sous surveillance négative compte tenu de l’amplification de la contestation politique dans un environnement des affaires déficient ».

Selon la Coface, « les tensions sociopolitiques dans les pays exportateurs de pétrole ainsi que l’effort de reconstruction au Japon, troisième importateur mondial de pétrole » encourageront une montée des prix des hydrocarbures. L'assureur-crédit évoque ainsi une hausse « du prix du baril de Brent de 25 % par rapport à 2010 à $ 100 ». « Cela grignotera de 0,1 à 0,2 point de PIB de croissance des grands pays importateurs : les États-Unis (2,5 % de croissance en 2011), l’Allemagne (2,3 %), le Royaume-Uni (1 %) ou la Corée du Sud (3,5 %) », souligne-t-il.

Enfin, la Coface indique que les événements survenus en Afrique du Nord et au Moyen Orient ainsi que qu'au Japon l'ont « acculé » à revoir « sa prévision de croissance mondiale de 3,4 % à 3,2 % cette année ». Elle précise toutefois que « malgré ce ralentissement attendu de la croissance, l’environnement économique reste porteur ».


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