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La France débloque € 350 millions en faveur de la Tunisie

 

La France annonce une aide de € 350 millions pour soutenir la relance de l'économie en Tunisie et plaide pour des discussions dépassionnées concernant la question de l'immigration.

La France va fournir une aide de € 350 millions à la Tunisie. L'annonce a été faite le 20 avril par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, lors d'une courte visite effectuée à Tunis.

Ce montant qui devrait être débloqué via l’Agence française de développement (AFD) servira, selon le chef de la diplomatie française, à relancer l'économie tunisienne affectée par la révolte populaire qui a provoqué au début de l'année la chute du président Ben Ali. « Il y a beaucoup de difficultés à surmonter. Nous sommes aux côtés de la Tunisie sur tous les plans, politique et économique », a indiqué A. Juppé tout en précisant que cette aide, qui sera versée rapidement, est destinée à la réalisation des « projets correspondant aux priorités du gouvernement tunisien, notamment dans les domaines de la formation, du chômage, et tout ce qui concerne la gouvernance ».

La diplomatie française se rattrape

Prise de court par la révolte tunisienne qui a provoqué en janvier dernier la chute de Zine El Abidine Ben Ali, la France tente aujourd'hui de se rattraper. L'aide financière annoncée par Alain Juppé répond justement à cet objectif. « Le voyage que je fais aujourd'hui à Tunis est très important pour moi. Je sais très bien qu'il y a pu avoir quelques retards ou quelques incompréhensions entre la France et la Tunisie. Je crois que tout cela est derrière nous », a indiqué le ministre. « Le grand mouvement qui a été déclenché à partir de Tunis et qui touche le monde arabe suscite chez nous beaucoup d'admiration et de respect parce qu'il faut du courage pour secouer un régime autoritaire et policier. La France souhaite profondément le succès de ce mouvement », a-t-il ajouté.

Dépassionner la question de l’immigration

Au cœur des dissensions survenues récemment au sein de l'Union européenne (UE), « la question de l'immigration doit être abordée dans des discussions dépassionnées », a affirmé Alain Juppé. Ce dernier a également assuré que la circulation des personnes entre l’Europe et la Tunisie serait facilitée par le « statut avancé » dont le pays pourrait bénéficier. La France avec l'Allemagne ont refusé, il y a quelques jours, d'accueillir les réfugiés tunisiens arrivés récemment en Italie.


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