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À deux jours de la clôture officielle des candidatures, fixée au 10 juin, les pressions de l’Afrique du Sud s’intensifient, pour défendre un candidat issu des pays émergents des BRICS en avançant le nom de Trevor Manuel, l'ancien ministre des Finances sud-africain.
Seulement deux candidats se sont déclarés à la succession de Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds monétaire international (FMI) : Christine Lagarde, ministre française des Finances, et Agusto Carstens, gouverneur de la Banque centrale du Mexique. À deux jours de la clôture officielle des candidatures, fixée au 10 juin, les pressions de l’Afrique du Sud s’intensifient, pour défendre un candidat issu des pays émergents des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).
Pravin Gordhan, le ministre sud-africain des Finances, a contesté fin mai la décision du G8 de soutenir Christine Lagarde pour la succession de Dominique Strauss-Kahn : « Il est temps que le FMI réfléchisse à ses processus de décision, à ses travaux de recherche, et à la manière de surmonter ses propres héritages, dans ses relations avec les pays les plus pauvres et en développement », a-t-il rappelé le 8 juin.
Les BRICS ont adopté en avril dernier une position de principe claire : défendre un candidat issu de leurs rangs pour prendre la direction du FMI. En pratique, les choses s’avèrent plus compliquées. Pretoria a du mal à rallier l’Inde et la Chine pour faire campagne en faveur de Trevor Manuel, 55 ans, ancien ministre des Finances (1996-2009). Ce métis du Cap jouit d’une excellente réputation, mais ne s’est pas déclaré pour la succession de Dominique Strauss-Kahn, sachant sans doute ses chances trop faibles. Ancien militant anti-apartheid, Trevor Manuel a mené avec son succès son pays sur la voie du décollage économique.
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