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POLITIQUE | |
| Conflits sociaux |
Près de 70 000 employés de plusieurs secteurs clé du pays ont rejoint le 11 juillet, à l’appel de deux syndicats, la grève lancée par l’Union nationale des métallurgistes sud-africains (Numsa) une semaine auparavant. Des pénuries de carburant sont déjà attendues.
Alors que près de 110 000 travailleurs de la métallurgie se sont mis en grève le 4 juillet en Afrique du Sud à l’appel du syndicat Numsa pour obtenir une augmentation de salaire de 13 %, soit 6 points de plus que les 7 % que proposait le patronat, c’est au tour de 70 000 employés de différents secteurs, dont celui de l’énergie, de suivre le mouvement. Le lundi 11 juillet, les syndicats Ceppwawu et Giwusa qui représentent, entre autres, les travailleurs de la chimie, du bois, de l’édition, de l’énergie et du secteur industriel en général ont décidé de lancer une vaste grève en écho à celle amorcée une semaine plus tôt par les métallos.
Au premier rang de leurs revendications se trouvent une augmentation de salaire de 13 % pour un minimum mensuel de 6 000 rands (environ € 625) ainsi que la semaine de 40 heures et un congé de maternité de 6 mois à taux plein. Les négociations sont donc entamées et le coordinateur de la Ceppwawu, John Appolis, estime déjà que « des centaines d’entreprises seront touchées, dont Sasol, Engen, BP, Caltex, Total, Adcock Ingram et Tiger Brands ».
Bien que la Sapref, le consortium des pétroliers et raffineurs opérant en Afrique du Sud, ait déclaré, par l’intermédiaire de sa porte-parole Margaret Rowe, que les raffineries opérées par Shell et BP ne devraient pas être fermées, le directeur général de l’association des vendeurs de carburants, Reggie Sibiya, a averti que si la grève continuait et s’intensifiait, les stations-essence du pays pourraient être à sec d’ici la fin de la semaine.