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Le futur ministre égyptien des Finances n’exclut pas d’avoir recours à l’aide du FMI

 

Volte-face économique du côté des autorités égyptiennes. Dans un entretien accordé à l’agence Reuters, l’économiste égyptien, Hazem el-Beblawi, qui doit hériter du portefeuille des Finances suite au remaniement ministériel annoncé ce week-end, a déclaré ne pas écarter la possibilité d’un recours à l’aide du Fonds monétaire international.

Le précédent gouvernement du premier ministre Essam Charaf avait rejeté une offre de prêt du FMI de $ 3 milliards après avoir déjà refusé une aide américaine d’un montant de $ 106 millions. Les raisons invoquées étaient essentiellement politiques. Le Haut Conseil des Forces Armées – qui dirige actuellement le pays – estimait notamment que les conditions portaient atteinte à la souveraineté nationale.

En dépit des restrictions budgétaires annoncées par le précédent gouvernement pour justifier ces refus, le déficit égyptien pour le budget 2011-2012 s’établit à près de 135 milliards de Livres égyptiennes ($ 22,6 milliards). Outre l’endettement intérieur, le gouvernement comptait alors sur les $ 10 milliards d’aide annoncée par le Qatar et les $ 4 milliards promis par l’Arabie Saoudite. Mais ces aides tardent à venir. La dette extérieure de l’Égypte s’établit à environ $ 33 milliards, soit 15 % du PIB.

Le futur nouveau gouvernement n'a toujours pas pris ses fonctions. Le Premier ministre a été hospitalisé pour surmenage le jour prévu pour l'investiture. Le remaniement fait suite à une forte contestation qui s'est concentrée sur la désormais célèbre place Tahrir.

 


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