![]() |
RESSOURCES MINIERES | |
| Mines |
Les entreprises minières étrangères sous le coup de la loi d’indigénisation promue par le gouvernement zimbabwéen ont jusqu’à fin septembre 2011 pour se mettre en conformité. Au-delà, elles seront purement et simplement expulsées.
Le ministre zimbabwéen de l'Indigénisation et de la discrimination positive, Saviour Kasukuwere, a été on ne peut plus clair dans sa déclaration du 20 juillet faite lors d’une conférence relative à loi d’indigénisation qui oppose toujours les membres de la coalition gouvernementale : « D'ici septembre, nous devrions avoir achevé le processus d'approbation des plans d'indigénisation. Si une entreprise nous donne des difficultés après septembre, nous n'aurons pas d'autres choix que de lui demander de retourner ses avoirs à l'État, sinon nous la mettrons dehors ».
Un ultimatum qui s’adresse directement aux compagnies minières étrangères qui doivent, selon les termes de la loi, céder 51 % de leur capital à des Zimbabwéens noirs et dont les dernières propositions, en forme d’aménagement du texte législatif, ont été catégoriquement rejetées par le ministre. Selon lui, 175 de ces entreprises regroupées au sein de la Chambre des mines n’ont consenti à céder directement que 26 % de leurs actions en expliquant que les 25 % restants seraient couverts par des crédits sociaux représentés pas les investissements faits dans de nombreuses infrastructures (routes, écoles, hôpitaux…)
La tension et les vives controverses qui alimentent le débat national depuis la promulgation de cette loi en 2007 arrivent donc à leur paroxysme alors que la date butoir se rapproche. Le parti du président Robert Mugabe, le Zanu-PF qui partage le pouvoir avec celui du Premier ministre et opposant de toujours Morgan Tsvangirai, a fait de cette loi radicale son porte-étendard en attendant la prochaine élection présidentielle dont la date fait encore débat.