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Le Maroc pour la réouverture de la frontière avec l'Algérie

 
Carte du Maroc
La frontière entre le Maroc et l'Algérie, 1500 km de long, est fermée depuis 1994, le roi du Maroc, Mohamed IV, se prononce pour sa réouverture. Carte Onu

Le roi Mohammed VI du Maroc s'est prononcé pour la normalisation des relations avec Alger et la réouverture des frontières terrestres, fermées depuis 1994.

Le roi Mohammed VI du Maroc s'est prononcé le 30 juillet pour la réouverture des frontières terrestres avec l'Algérie, fermées depuis 1994 et pour une normalisation totale des relations entre les deux pays. « Nous tenons à l'amorce d'une nouvelle dynamique ouverte sur le règlement de tous les problèmes en suspens, en prélude à une normalisation totale des relations bilatérales (...) y compris la réouverture des frontières terrestres », a déclaré le souverain dans son discours du trône. « Cette démarche exclut tout immobilisme ou ostracisme incompatible avec les liens de bon voisinage, l'impératif d'intégration maghrébine et avec les attentes de la communauté internationale et de notre espace régional », a-t-il poursuivi.

Contentieux

« Sans doute l’échange intense de délégations entre les deux pays, ces derniers mois, a contribué à créer un climat d’apaisement. Il a fait comprendre le souci du souverain alaouite », analyse dans son éditorial, le journal algérien El Watan. Le journal reste sceptique rappelant les contentieux qui perdurent et en particulier celui « né depuis la guerre des sables de 1963 entre les deux pays ». La question du Sahara occidental n’est toujours pas réglée et pour beaucoup de Marocains, l'Algérie qui soutient toujours fermement le Front Polisario détient donc la clé du conflit « mais elle ne le fait pas parce que son objectif est d'affaiblir le Maroc », selon le politologue marocain Mohamed Darif.

Leardership

Certains experts voient dans l'amorce de ce dégel entre Rabat et Alger, un effet direct du printemps arabe. « Ce mouvement a suscité des craintes » et « incité les dirigeants des deux pays à multiplier les appels à l'apaisement et à la coopération économique », estime l'historien marocain, Mâati Monjib, sur le portail marocain Aufait. « C'est comme deux crocodiles dans le même marigot. Les régimes des deux pays se considèrent comme deux géants du Maghreb. Leurs relations sont souvent marquées par une volonté de domination régionale », résume-t-il.

Une analyse que semble partager le journal El Watan, « les frontières seront ouvertes un jour ou l’autre, à condition que les injustices qui ont été faites de part et d’autre soient réglées et que les velléités hégémoniques et expansionnistes soient bannies des arrière-pensées politiques ». « Une guerre de leadership est ridicule et improductive à l’heure des grands ensembles », conclut-il.

Conséquences économiques

Pour rappel, cette frontière, qui court sur plus de 1 500 km de la Méditerranée au Sahara, a été fermée en 1994 suite à un attentat islamiste à Marrakech (sud du Maroc) que Rabat avait imputé aux services secrets algériens. Les relations économiques entre les deux pays sont quasi inexistantes : l'Algérie n'a représenté que 2 % des importations du Maroc et 1 % de ses exportations en 2010, selon le ministère marocain du Commerce extérieur.

 


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Discours du Trône au Maroc : réponse aux attentes internes
et nouvelle offre de bon voisinage avec l’Algérie
Dans son discours du Trône du 30 juillet 2011, le Roi du Maroc a exprimé Son souhait que les élections puissent se dérouler le plus rapidement possible afin qu’un nouveau premier ministre soit nommé.
Ce souhait Royal est motivé par le fait que tout retard pourrait hypothéquer la dynamique de confiance et réduire à néant toutes les possibilités offertes par la nouvelle constitution.
Le Roi du Maroc a également demandé aux partis politiques d'œuvrer rapidement pour trouver les voies et moyens pour réconcilier les citoyens, notamment les jeunes, avec l’action politique.
Il est à noter que ces jeunes, du mouvement du 20 février, qui continuent de manifester, sont pour leur majorité des islamistes et des éléments de l’ultra-gauche.
Sur le plan bilatéral, Le Souverain marocain a appelé à un règlement définitif de tous les contentieux qui existent entre le Rabat et Alger afin de relancer les relations entre les deux pays pour le bien-être des deux peuples frères.
Cette nouvelle dynamique annoncée par le Souverain marocain passe par la réouverture des frontières terrestres, fermées depuis 1994 suite à l’attentat de Marrakech perpétré par des islamistes à la solde des services algériens.
Une offre, "qui exclut tout immobilisme ou ostracisme incompatible avec les liens de bon voisinage, l'impératif d'intégration maghrébine et avec les attentes de la communauté internationale et de notre espace."
Cependant, à en croire une déclaration faite ce même jour par Kassa Aissi, la « voix de son maître » au FLN, la main tendue par le Souverain marocain aux autorités algériennes vient d’être rejetée. Alger lie tout réchauffement des ses relations avec Rabat à la question du Sahara marocain.
Il est donc permis de penser, sans risque de se tromper, que l’Algérie n’est plus pays observateur mais plutôt partie hautement intéressée dans cette question et ce, au détriment des populations sahraouies séquestrées et bafouées dans leurs droits humains les plus élémentaires par l’armée algérienne et leurs affidés du Polisario dans les camps de Tindouf.
En conclusion, le discours du trône du 30 juillet 2011 pose les grandes orientations de la politique pour les prochains mois et apporte la preuve que le Roi du Maroc est décidé à se concentrer sur deux dossiers : les futures élections parlementaires et un réchauffement des relations avec le voisin algérien.

En vous demandant de bien vouloir publier ce commentaire. Une réponse par courriel à cette requête serait appréciée. Merci. Farid Mnebhi.