STRATÉGIES

ET INVESTISSEMENTS

EN AFRIQUE


TELECOMS & TIC
Télécoms

Appel d'offres pour la cession de 7 % de Maroc Telecom

 
Siège Maroc Telecom
Le Maroc a lancé un appel d'offres pour sélectionner la banque d’affaires chargée de la cession de 7 % de Maroc Telecom. Ici, le siège de Maroc Télécom. Photo: Maroc Telecom

Le Maroc souhaite céder 7 % de Maroc Telecom (contrôlé par Vivendi), si les conditions de marché sont favorables.

L’opération était dans l’air. Le ministère marocain des Finances a lancé un appel d'offres pour sélectionner la banque d’affaires chargée de la cession en bourse de 7 % du capital sur les 30 % détenus par l'État dans le groupe Maroc Telecom, une filiale du groupe français Vivendi. La banque choisie aura pour mission d’évaluer les conditions de la cession en bourse de 7 % de Maroc Telecom et de conseiller le gouvernement sur les modalités et les conditions requises pour assurer la réussite de l'opération. Le placement devrait avoir lieu exclusivement auprès d'institutionnels et d'investisseurs marocains. La vente, qui devrait rapporter à l'État près de $ 1 milliard, ne se fera que si les conditions de marché le permettent et si les objectifs précités sont atteints, précise le communiqué du ministère. Sur la base des cours actuels (environ € 12 à Paris), une fraction de 7 % du capital représenterait environ € 740 millions.

Maroc Telecom vient par ailleurs d'annoncer des résultats pour le 1er semestre 2011 en léger retrait, malgré la croissance de son parc clients.

Opposition
« Le peu de communication sur les intentions du gouvernement a favorisé la spéculation au détriment de la transparence, au point de susciter la curiosité légitime de deux partis politiques, l'un issu de la majorité (USFP) et l'autre de l'opposition (PJD) », rapporte le journal marocain Le Matin. Ces deux partis avaient d’ailleurs réclamé fin juillet une réunion d'urgence de la commission des finances au Parlement. Lahcen Daoudi, chef du groupe parlementaire PJD, refuse que Maroc Telecom, un fleuron de l'économie nationale, soit bradé.
La participation de l'État dans le capital de Maroc Telecom s'établit actuellement à 30 %, le reste étant détenu à raison de 53 % par Vivendi Universel et 17 % côtés, cette part constituant le flottant en bourse de Casablanca et Euronext-Paris, rappelle le ministère de l'Économie. Selon les experts, cette vente devrait permettre d'augmenter les recettes de l'État dont le trou budgétaire se creuse sur fond de chômage. Le déficit budgétaire devrait dépasser l'objectif de 3,5 % prévu pour 2011 et pourrait atteindre 5 %, selon la Banque centrale.
Pour renflouer ses caisses et financer les revendications sociales, l'État a vendu cette année des parts dans la Banque centrale populaire (principale banque publique) pour 5,5 milliards de dirhams (€ 477 millions). Il a également cédé en juillet la société minière SSM (sels) au groupe privé Delta Holding pour 655 milliards de dirhams (€ 58 millions).
(Avec AFP)

 


Du même auteur :