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Égypte: le difficile équilibre entre soutien social et soutien de la croissance

 
Le Caire
Le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, a effectué une visite de travail de deux jours en Égypte. Photo: Luc Legay

Le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, a effectué une visite de travail de deux jours en Égypte, rappelant à cette occasion le défi qui attend le pays : assurer l'investissement social sans plomber l'économie. Objectif : un nouveau partenariat pour un secteur privé compétitif.

Lors de sa rencontre avec le Premier ministre Essam Sharaf et les membres du gouvernement, lundi 8 août, Donald Kaberuka a réaffirmé le soutien continu de la Banque alors que le pays passe par une période de profonds bouleversements.

« L'Égypte passe par une transition délicate et complexe, et en tant qu’un des plus proches partenaires au développement du pays, je suis là pour écouter, consulter et déterminer la meilleure manière d’apporter notre soutien », a-t-il souligné tout en reconnaissant que « gérer de très fortes attentes sociales en temps de chocs économiques est une tâche colossale quel que soit le scénario, n'importe où. »

En deux mots, le pays doit réaliser un difficile équilibre entre répondre aux besoins sociaux et dynamiser le secteur privé, créateur d’emplois. Pour accompagner l’Égypte, D. Kaberuka préconise, avec les autres partenaires, de travailler avec les autorités égyptiennes pour bâtir les fondations d'une croissance inclusive et durable. « L'Égypte et d'autres pays d'Afrique du Nord doivent mettre en place, à moyen terme, de robustes filets de sécurité sociale qui soient efficaces et financièrement viables - et qui s'appuient sur les meilleures pratiques parmi les pays à revenu intermédiaire, ailleurs dans le monde », souligne D. Kaberuka.

Optimiste, le Premier ministre égyptien Essam Sharaf a exprimé sa pleine confiance dans la reprise économique du pays, le rebond des investissements et une transition réussie et se réjouit de l’accompagnement de la BAD, notamment dans le développement des infrastructures.

La BAD et le gouvernement égyptien ont confirmé la signature d’un prêt de $ 550 millions, approuvé le 15 décembre 2010 pour financer la majeure partie d'une nouvelle centrale de 650 mégawatts à Suez, à 150 kilomètres à l'est du Caire.

 


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