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Convocation d’une réunion sur la Corne de l’Afrique

 
Elevage dans la Corne de l'Afrique
La FAO convoque une réunion le 18 août sur la situation de la Corne de l'Afrique. Photo: FAO

La FAO convoque une réunion ministerielle de suivi sur la Corne de l’Afrique, avec une approche sur deux fronts pour résoudre la famine dans la Corne de l'Afrique, en renforçant la résilience sur le long terme et soutenir les moyens d’existences à court, moyen et long terme.

La FAO convoque le 18 août, à Rome, une réunion opérationnelle de haut niveau sur la crise dans la Corne de l’Afrique. Objectifs : prendre des mesures urgentes et concrètes afin de renforcer la réponse internationale face à l'aggravation de la crise tout en affrontant les causes profondes de la crise. Sont invités à participer les ministres de l'Agriculture des 191 États membres de la FAO ainsi que des hauts responsables des organisations économiques régionales, des principales ONG et d'autres partenaires.

Réunion de suivi

Il s’agit d’identifier des programmes et des projets concrets, s'appuyant sur des plans déjà préparés et des mesures efficaces qui devront être déployés à grande échelle pour répondre aux besoins immédiats des populations tout en affrontant les causes profondes de la crise.

Cette réunion fait suite à la réunion d'urgence au niveau ministériel sur la Corne de l'Afrique qui s'est tenue à Rome le 25 juillet et servira également à préparer le terrain aux conférences des donateurs des Nations unies et de l'Union africaine.

Cette réunion de suivi examinera les plans existants et les exemples de mesures fructueuses en cours qui permettront aux populations de se relever de la crise. Elle se penchera sur les interventions visant à affronter les pénuries immédiates, et au niveau des villages, la collecte d'eau à petite échelle, l'irrigation et les installations de stockage, ainsi que les projets et programmes visant à ouvrir des puits le long des itinéraires de pâturage, des routes de desserte rurales, et à distribuer des semences et engrais aux agriculteurs, ainsi que des aliments pour les animaux et des vaccins aux éleveurs.

La réunion du 18 août se concentrera sur l'approche sur deux fronts : renforcer la résilience sur le long terme et en soutenir les moyens d'existence à court, moyen et long terme.

La FAO a publié une feuille de route : les interventions en cours et planifiées comprennent la distribution de semences et d'autres intrants, la fourniture d'aliments pour animaux, la vaccination et le traitement du bétail, les programmes argent-contre-travail et l'amélioration des infrastructures.

Échec

En 2000, le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, avait mis sur pied une « Équipe spéciale inter-agences sur la réponse des Nations unies à la sécurité alimentaire à long terme, au développement agricole et aspects connexes dans la Corne de l'Afrique », placée sous l'autorité du directeur général de la FAO. Un rapport de consensus avait été adopté sur les mesures concrètes à prendre pour affronter les causes profondes de la sécheresse dans la sous-région. Or, malgré la mise en place d'une deuxième équipe spéciale sous la direction du président de la Banque mondiale destinée à mobiliser les ressources nécessaires, le programme n'a jamais décollé.

« L'engagement politique est indispensable et les ressources doivent être mobilisées pour affronter les causes à l'origine de la vulnérabilité d'une région où les moyens d'existence de 80 % de la population reposent sur la production agricole et animale », rappelle la FAO.

L’agence se veut tout de même positive : « Si la Corne de l'Afrique est actuellement victime d'une sécheresse foudroyante, des programmes mis en œuvre ces dernières années - y compris dans des zones confrontées à des situations politiques et des conditions de sécurité problématiques - sont parvenus à atténuer une crise plus profonde ».

Les gouvernements de la région, avec l'aide de leurs partenaires de développement, doivent veiller à ce que les plans et programmes bien conçus déjà existants soient mis en œuvre à une échelle suffisamment vaste, conseille la FAO. Sur le terrain, la tâche est immense, complexe.


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