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Catastrophe naturelle

A Djibouti, population et économie mises à mal par la sécheresse

 
La sécheresse à Djibouti menace près de 150 000 personnes
A Djibouti, les enfants souffrent particulièrement de la sécheresse. Photo: Bundeswehr-Fotos

Le Programme alimentaire mondial (PAM) annonce que 146 000 personnes souffrent actuellement de la sécheresse à Djibouti, soit 20 % des quelque 800 000 habitants de ce petit pays au bord de la Mer rouge et à l’économie très fragile. 

Ce sont avant tout les populations rurales qui souffrent. Environ 120 000 personnes soit plus de 50 % de la population des campagnes seraient gravement atteintes par la sécheresse à en croire les chiffres donnés par le gouvernement djiboutien. Et la situation va vraisemblablement se dégrader a prévenu le PAM. D’après l’agence onusienne, 70 à 80 % du bétail ont péri ces deux dernières années de la pénurie en eau et de maladies.

Aujourd’hui, sur les $ 30 millions d’aide estimés et promis par la communauté internationale pour Djibouti, seuls 11 millions sont en voie d’acheminement. Mais l’urgence de la situation n’attend pas les dollars. Les hommes et les femmes souffrent particulièrement dans les campagnes où le Djiboutien moyen survit avec un pouvoir d'achat de moins de $ 0,68 par personne et par jour et doit faire face à l'augmentation de 40 à 50 % du prix de la farine depuis mai, en raison de la hausse des prix internationaux.

Les campagnes sont les plus touchées

Dans les zones les plus reculées du pays, dans les villages de montagnes en particulier, il n’y a ni puits, ni dispensaire, et l’aide internationale a du mal à arriver. La plupart de ces villages ne sont pas ou peu équipés en bassins et retenues d'eau. Les populations doivent s'approvisionner en eau de forage. Certaines familles ne survivent donc que par le truchement de l’aide alimentaire d'urgence (sucre, farine, riz, huile, dattes et lait) octroyée par la cellule gouvernementale de crise.

Dans un premier temps, l’État avait mobilisé $ 1,2 million pour soulager les populations avant de se tourner vers la solidarité internationale. Mais le temps presse. Aujourd’hui la malnutrition semble toujours gagner du terrain dans la région. Et la mort est devenue une compagne quotidienne qui touche en particulier les enfants en bas âge. Les bons résultats de l’économie du pays souvent mise en avant par le gouvernement djiboutien ne changent rien à l’affaire. Malgré 4 % de croissance de moyenne engrangés ces dix dernières années, la sécheresse met à mal tout le système.

(avec agences)


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