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AGRI & AGROALIMENTAIRE | |
| Agriculture |
Une nécessité pour nourrir la planète : faire le lien entre changement climatique et agriculture.
Le gouvernement sud-africain a organisé du 13 au 14 septembre à Johannesburg une conférence au titre qui interpelle : « Agriculture intelligente : Afrique, un appel à l'action ». Le défi lancé est de taille mettre en œuvre une « agriculture intelligente » pour faire face à l'impact du changement climatique et à l'augmentation de la pénurie des ressources naturelles.
« La production alimentaire mondiale doit augmenter de 70 % d'ici 2050 pour nourrir plus de 9 milliards de personnes dans le monde entier, sans mesures d'adaptation énergiques, le changement climatique va réduire les rendements des cultures vivrières par le monde entier 16 % et 28 % en Afrique au cours des 50 prochaines années », constate le ministère sud-africain de l’Agriculture.
En Afrique subsaharienne, l'économie de la plupart des pays repose sur l'agriculture qui emploie environ 60 % de la main-d’œuvre de la région pour 30 % du PIB. Or, le changement climatique pourrait considérablement réduire les rendements céréaliers dans cette région.
Opportunités
La solution passe par la mise en œuvre d’une« agriculture intelligente » ou « durable » qui comprend des techniques et des pratiques déjà éprouvées comme le paillage, la rotation des cultures, le zéro labour; l'agro-foresterie, les pâturages améliorés et la gestion de l'eau… Ces pratiques améliorent la fertilité du sol et renforcent la capacité de rétention d'eau. Les rendements sont résilients et l'érosion est réduite, ce qui permet d'atténuer le changement climatique.
Des projets d'agriculture intelligente menés au Kenya, au Rwanda, au Niger, en Zambie, mais aussi en Inde ou au Vietnam ont été cités en exemple.
« Il est essentiel de tenir compte de l'agriculture, de la sécurité alimentaire et de la terre dans les négociations sur le changement climatique », a affirmé Tina Joemat-Pettersson, ministre sud-africaine de l’Agriculture, des forêts et des pêches. « Les fonds destinés à l'agriculture et au climat ne peuvent être dissociés. S'en occuper séparément ne permettra pas de faire face à ces multiples défis », a renchéri Alexander Mueller, sous-directeur général pour les ressources naturelles de la FAO. La prochaine réunion de la CCNUCC (Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques) à Durban en Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre offre une opportunité pour l'Afrique de participer à modeler l'agenda mondial du changement climatique. Cette conférence permettra d'attirer l'attention sur l'approche d'une agriculture intelligente, selon A. Mueller.
Emissions de CO2 par secteur

Source : ministère de l'Agriculture Afrique du Sud/IPCC 2007