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Le FMI octroie $ 614 millions à la Côte d’Ivoire

 

Le FMI accorde à la Côte d’Ivoire $ 614 millions afin de soutenir la relance économique. L’institution demande au gouvernement d’améliorer l’environnement sécuritaire, de mener à bien les élections législatives et les grandes réformes notamment de la filière café-cacao.

À l’issue d’une mission de deux semaines en Côte d’Ivoire, le FMI accorde un crédit de $ 614 millions afin de faciliter la sortie de crise et d’impulser une croissance soutenue. Cette décision sera soumise à l’approbation du Conseil d’administration de l’institution, probablement début novembre. « Les autorités et les services de l’institution se sont entendus sur un dispositif macroéconomique couvrant la période jusqu’à fin 2014, qui devrait faciliter la transition », précise Doris Ross, chef de la mission conjointe FMI, Banque mondiale et Banque africaine de développement.

« La crise postélectorale déclenchée en décembre 2010 a eu de très graves retombées sur la population et sur l’économie. Avec la fin de la crise et l’investiture du Président Ouattara en avril /mai, la Côte d’Ivoire s’est engagée sur le chemin de la reprise », constate Doris Ross, qui rappelle que l’institution a déjà approuvé un appui financier d’environ $ 130 millions en juillet.

La reprise amorcée

Le FMI salue aussi les efforts du gouvernement et constate que « la reprise a été plus rapide que prévu, la production industrielle de juin ayant atteint 95 % du niveau de l’année précédente, contre 50 % en avril. L’actuelle campagne agricole devrait également être solide. Le produit intérieur brut (PIB) pour 2011 est ainsi projeté à un niveau inférieur de 5,8 % à celui de 2010, soit une baisse plus faible que ce qui avait été initialement projeté. Les prix à la consommation, qui avaient accusé une forte poussée durant la crise, s’inscrivent désormais en baisse. »

Réformes… et élections législatives

L’objectif est de reconstruire l’économie après dix ans de crise, caractérisée par un faible niveau d’investissement, de croissance et d’emploi. Pour y parvenir, le gouvernement doit mettre en œuvre un certain nombre de réformes : amélioration du climat des affaires, énergie, banque… « Les autorités devront non seulement assurer une mise en œuvre robuste des réformes, mais aussi améliorer l’environnement sécuritaire, notamment en ce qui concerne la circulation des biens et des personnes, et mener à bonne fin les élections législatives, actuellement prévues à la fin 2011 », enchaîne D. Ross. Pour atteindre le point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), qui permet un allégement de la dette, « les autorités doivent miser sur les grandes réformes, en particulier dans les filières café et cacao », insiste D. Ross.

De son côté, la Banque mondiale a approuvé un appui budgétaire de $ 150 millions et un don de 50 millions pour le financement d'un projet en faveur de l'emploi des jeunes. Cette opération est une « part d'un programme exceptionnel que la BM entend mettre en place en faveur de la Côte d'Ivoire », a expliqué son représentant, Emmanuel Noubissie Ngankam.


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