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Le gouvernement marocain et la compagnie aérienne Royal Air Maroc ont signé un contrat programme 2011-2016, qui prévoit la restructuration de la compagnie et une recapitalisation à hauteur de € 145 millions, financée par l’État.
Le gouvernement marocain vole au secours de la Royal Air Maroc (RAM), en injectant € 145 millions pour recapitaliser la compagnie. Le 21 septembre, l’État marocain et la RAM ont ainsi signé un contrat programme portant sur la restructuration et le développement de la compagnie à l’horizon 2016. Au programme : optimisation du réseau pour une meilleure productivité, réduction des charges salariales mais aussi d’exploitation, et une amélioration de la satisfaction impliquant une meilleure qualité des services.
Des difficultés
Cet été, le président de la compagnie, Driss Benhima, avait fait part des difficultés de la RAM et lui prédisait un avenir bien sombre. La compagnie marocaine a du mal à faire face à la libéralisation du ciel marocain et l’arrivée des low-costs, mais surtout les évènements du Printemps arabe et le renchérissement des prix du carburant pèsent sur ses résultats. Et l’avenir s’assombrit avec le risque de récession qui plane sur l’Union européenne.
Avec et accord, la RAM engage un programme d’investissement de 9,3 milliards de dinars (€ 800 millions) durant la période 2011-2016, et reçoit une contribution au capital de 1,6 milliard de dinars (€ 145 millions) de l’État marocain. La compagnie prévoit d’économiser 1 milliard de dinars chaque année jusqu’en 2013 dans le cadre de son plan de rationalisation interne.Elle a également lancé un plan de départs volontaires, avec un objectif de 1 500 départs sur deux ans.
Restructuration de la flotte
« La compagnie aérienne cherche à se séparer de dix appareils (quatre Airbus A321, cinq Boeing B737-500 et un B767), et devrait recevoir d’ici fin mars 2012 deux B737-800. En ramenant la nouvelle flotte de la compagnie marocaine (46 appareils) à un âge inférieur à cinq ans, les coûts d’exploitation et de maintenance seront réduits et permettront de diminuer le coût par siège de 20 % », précise le site éconostrum.
Vente sur Internet
La RAM mise aussi sur la vente de billets par Internet et prévoit la fermeture de certains points de vente. En France par exemple, il ne devrait rester que celui de Paris et de Marseille et au Maroc, les villes de Rabat et Casablanca ne devraient plus disposer que d’un seul point de vente. Enfin, certaines lignes jugées non rentables seront supprimées.