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ECONOMIE | |
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À l’issue de sa mission au Mali, le FMI se montre satisfait des résultats économiques du pays. Des réformes et des privatisations –EDM et BHM- sont en discussions tout comme la révision de la politique de prix des produits pétroliers et de l’électricité, trop coûteuse pour le budget.
« Le programme du Mali appuyé par le FMI demeure sur les rails et la poursuite de politiques macroéconomiques prudentes sont de bon augure pour l’atteinte des objectifs à fin 2011 », a déclaré Christian Josz, chef de mission du FMI pour le Mali. Cette déclaration vient conclure une mission du FMI, qui a séjourné au Mali du 5 au 16 septembre. Au menu des discussions : la 7ème revue dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) qui s’achève fin 2011, mais aussi, l’élaboration d’un nouveau programme triennal susceptible de bénéficier également de l’appui du FMI.
De bons résultats
« Grâce à une bonne pluviométrie et à la bonne tenue des cours mondiaux de l’or et du coton, la croissance du PIB est projetée à 5,4 %, et l’inflation devrait rester inférieure à 3 % en 2011. Le déficit budgétaire de base (recettes propres et dons budgétaires moins dépenses sur financement intérieur) devrait rester dans la limite programmée de 1,6 % du PIB. La mission a aussi noté les progrès accomplis dans la mise en œuvre de réformes structurelles pour améliorer la gestion budgétaire et de trésorerie, et renforcer le système bancaire, et a encouragé les autorités à poursuivre dans cette voie », constate le FMI.
Cependant, l'expert du FMI a constaté lors de la conférence de presse « qu'il y a eu certains retards dans l'exécution budgétaire à cause certainement du remaniement ministériel et du changement des directeurs administratifs et financiers des ministères au cours de cette année », rapporte le journal du Mali.
De bonnes perspectives
Pour 2012, le FMI table sur une croissance de 5,6 %, tandis que l’inflation devrait être inférieure à 2,5 %. Et l’objectif pour le déficit budgétaire de base est ciblé à 0,7 %, tenant compte d’une augmentation de 7,8 % des dépenses de santé et d’éducation financées sur ressources propres, des dépenses qui visent directement à la réduction de la pauvreté. Enfin, le FMI compte aussi sur les recettes liées à la privatisation de la Sotelma (Société des télecommunications du Mali).
Pour le prochain programme triennal en discussion, le gouvernement a déjà pris certains engagements comme la restructuration et la privatisation de la Banque de l’Habitat du Mali (BHM) d'ici à la fin 2012, l'amélioration de l'accès des entreprises au financement, la restructuration d’Énergie du Mali (EDM) et la poursuite des réformes sur le climat des affaires.
Christian Josz estime que le gouvernement doit revoir sa politique de subvention des produits pétroliers qui coûte trop cher aux finances publiques, ainsi que sa politique de prix de l’électricité qui a baissé de 12 % depuis 2002.
En marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale qui se tiennent à Washington, les discussions se sont poursuivies sur certains points de politique budgétaire pour 2012 et sur certaines modalités des réformes envisagées pour la période 2012-14. « Leur finalisation devrait permettre au Conseil d’administration du FMI de considérer, en décembre 2011, la septième revue de la performance du Mali sous l’accord en cours, ainsi que la requête en vue d’un nouvel accord triennal au titre de la FEC », précise le FMI.