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L'Algérie entasse ses pétrodollars

 
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Les réserves de change du pays sont au beau fixe. Mais à cause d'une politique financière trop «prudente», l'Algérie perd chaque jour les fruits de son épargne. Photo: Anaïs Dubois

Les réserves de change du pays sont au beau fixe. Mais à cause d'une politique financière trop «prudente», l'Algérie perd chaque jour les fruits de son épargne.

C’est une première depuis l’indépendance. Avec près de 170 milliards de dollars (environ 124 milliards d’euros) de réserves de change —162 milliards de dollars fin 2010—, l’Algérie n’a jamais eu les caisses aussi pleines.

Une belle cagnotte constituée par les ventes à l’étranger de pétrole et de gaz naturel qui atteignent en moyenne 55 milliards de dollars par an, représentant 98% des exportations.

Cette aisance, apparue depuis le milieu des années 2000, a permis aux dirigeants algériens de suivre d’un œil plutôt distrait la crise financière qui affecte l’Europe et les Etats-Unis. En effet, nombre de responsables ne se sont pas gênés pour rappeler que ces réserves de change correspondent à trois années d’importations de biens et de services ce qui, traduit pour l’opinion publique, visait à signifier que l’Algérie pouvait, et peut encore, se payer le luxe de tourner au ralenti sans rien exporter durant trente-six mois.

Mais les déboires financiers et budgétaires des Etats-Unis et de l’Europe ont poussé nombre d’Algériens à s’interroger sur la vulnérabilité de ces réserves de change placées à 95% à l’étranger.

Akram Belkaïd

Cet article a été publié initialement par Slate Afrique. Pour lire la suite, cliquez ici


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