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Faut-il encore attendre l'argent des Ben Ali?

 
Huit mois après la révolution, les Tunisiens n'ont toujours pas vu la couleur des biens mal acquis par le clan du dictateur déchu. Photo: Huit mois après la révolution, les Tunisiens n'ont toujours pas vu la couleur des biens mal acquis par le clan du dictateur déchu.Photo: PilotGirl

Huit mois après la révolution, les Tunisiens n'ont toujours pas vu la couleur des biens mal acquis par le clan du dictateur déchu.

«Je doute qu'on puisse revoir un jour l'argent des Ben Ali. Beaucoup de Tunisiens se posent des questions. Certains s'impatientent. Même s'il n'est pas exclu que des gestes symboliques apparaissent d'ici peu, cet argent restera à l'étranger. Il faut se faire une raison», se résigne Leila, Tunisoise célibataire d'une quarantaine d'années.

Les Tunisiens ne sont pas dupes: ils connaissent l'histoire du continent africain et le chapitre sur la chute des dictateurs.

Ils ont bien en mémoire le fait que la récupération de l'argent public détourné est un périple dont les conclusions profitent rarement aux populations.

Huit mois après la révolte tunisienne, on s'interroge sur la lenteur manifeste de certains pays à restituer les avoirs cachés par l'ancien régime tunisien. Ces pays qui abritaient des sommes détournées, répondent-ils aujourd'hui aux demandes de l'entraide judiciaire et ont-ils l'autorité nécessaire pour obliger les banques fédérales à déclarer les fonds publics des dictateurs?
Sami Remadi, Robin des bois tunisien

Alors que l'Union européenne vient de décider d'octroyer à la Tunisie une enveloppe de 4 milliards d'euros d'aide économique, consacrée au développement des petites et moyennes entreprises (PME) au niveau régional, certains Tunisiens s'obstinent et courent encore après les avoirs du clan du dictateur déchu, Zine el-Abidine Ben Ali.

Mehdi Farhat

Cet article a été publié initialement par Slate Afrique. Pour lire la suite, cliquez ici


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