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Le point sur les PPP en Méditerranée

 

La Banque européenne d’investissement estime à€ 300 milliards les besoins d’investissements en infrastructures pour les pays du sud et de l’est de la Méditerranée (Psem) d’ici 2030…

Avec de tels montants, l’implication du secteur privé dans le financement apparaît comme indispensable. Mais voilà, « le recours croissant aux PPP ne se fait pas sans obstacle, ce mode de financement et de gestion étant nouveau dans la zone méditerranéenne. Les cadres financier et juridique des PPP sont différents d’un pays à l’autre et les projets susceptibles de faire l’objet de PPP ne sont pas clairement identifiés. Enfin, le secteur privé local ne semble pas outillé pour accompagner des projets d’envergure. C’est pourquoi le développement de tels mécanismes pourrait être favorisé à travers l’élaboration et l’adoption d’un cadre régional harmonisé qui reste encore à définir », souligne l’Ipemed dans une étude d’août 2011.

Le Maroc et l’Égypte sont les deux pays ayant la plus ancienne pratique des PPP. En adaptant les modèles anglo-saxons, l’Égypte a pavé le chemin. Hôpitaux, écoles, traitement des eaux ou encore infrastructures portuaires ont historiquement fait l’objet de partenariats avec le privé. Mais le cadre réglementaire, trop fragmenté, n’était pas propice au développement de nombreux projets. Suite à la mise en place en 2006 de la Public Private Partnership Central Unit (PPPCU), une loi spécifique aux PPP a été adoptée en mai 2010 par le Parlement.

Au Maroc, pays qui a une longue pratique des concessions à la française, chaque secteur dispose d’une agence spécialisée par type de projet : Agence nationale de réglementation des télécommunications, Agence nationale des ports… En revanche en Tunisie, jusqu’en 2008 où une loi a été adoptée concernant les concessions, le cadre réglementaire n’était pas adapté à ce type de partenariat. Pour sa part, l’Algérie dispose d’un cadre réglementaire très contraignant.

Des faiblesses demeurent un peu partout sur la rive sud de la Méditerranée. Entre autres, les difficultés de financement des projets d’envergure, le manque d’expérience du secteur bancaire local en la matière ou encore, tout simplement, la non-identification des projets pouvant être attractifs pour le secteur privé.


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