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| Pétrole |
Depuis une semaine, les cours du pétrole, bien que volatiles, se sont appréciés et lundi 14 novembre, ils progressaient encore avec le brent de la Mer du Nord au dessus de $ 114 le baril et le WTI américain s’approchant des $ 100 le baril. Sur l’année 2011, en partie en raison de l’arrêt de la production libyenne, les cours se sont situés jusqu’à aujourd’hui à une moyenne de $ 102 le baril.
L’accalmie dans la crise de la zone euro avec la constitution d’un gouvernement de transition en Grèce dirigé par Lucas Papademos et le départ de Sylvio Berlusconi en Italie remplacé par Mario Monti ainsi que le retour de la croissance au Japon après trois trimestres de contraction, et l’accroissement des taux d’utilisation des raffineries en Chine, ont soutenu le marché.
En outre, du côté de l’offre, la diffusion d’un rapport confidentiel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur les ambitions militaires du programme nucléaire en Iran ainsi que la situation en Syrie ont ravivé les tensions géopolitiques. L’Iran est le deuxième producteur d’or noir au sein de l’Organisation des exportateurs de pétrole (Opep) et contrôle le détroit d’Ormuz où transite près de 40 % du transport maritime pétrolier mondial.
Si l’Opep, la semaine dernière, a maintenu inchangé ses prévisions de demande de pétrole en 2011 et 2011 sans omettre que les difficultés économiques en Occident génèrent des incertitudes, l’International Energy Agency (IEA) les a révisées à la baisse, soit 90 000 barils par jour (b/j) en moins. Cependant, l’IEA souligne que les prix du pétrole pourraient aller jusqu’à $ 150 en termes réels et $ 176 en termes nominaux en 2015, si les investissements au Moyen Orient et en Afrique du Nord ne sont pas suffisants. L’IEA estime que la demande mondiale augmentera progressivement au cours des deux prochaines décennies pour atteindre environ 99 millions b/j en 2035, contre 89,16 millions b/j estimés en 2011 et 90,47 millions en 2012.
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