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Le Niger intègre le club des pays exportateurs de pétrole

 

Le chef de l'État nigérien, Mahamadou Issoufou, a  lancé officiellement le 28 novembre les activités de production de pétrole et inauguré la raffinerie de Zinder à l’est de Niamey.

Le moment est symbolique. En inaugurant la raffinerie de Zinder (près de 1 000 km, à l’est de Niamey), le Niger a fait offciellement son entrée dans le cercle fermé des pays producteurs et exportateurs de pétrole sur le continent africain. Le président nigérien Mahamadou Issoufou accompagné du patron de la China national petroleum corp, Jiang Jiemin, a coupé le ruban inaugural de ce complexe pétrolier d’Agadem (extrême nord-est) opéré par cette entreprise publique chinoise. Le chantier pour la mise en place de toutes les infrastructures a duré trois ans. « Le Niger, qui importe jusqu'ici du pétrole, va désormais s'autosuffire en matière de consommation intérieure, jusqu'à en exporter », s’est exclamé le chef de l’État nigérien.

Le pays table sur une production journalière de 20 000 barils, dont 13 000 destinés à l’exportation et 7 000 aux besoins nationaux. Les réserves d’or noir du Niger, pays sahélien très pauvre mais parmi les plus grands producteurs mondiaux d’uranium, sont estimées à 480 millions de barils. Foumakoye Gado, le ministre de l'Énergie et du pétrole, a assuré que les Nigériens commenceront le 1er décembre à consommer leur propre pétrole. Le litre d’essence sera vendu FCFA 570 (€ 0,86) contre FCFA 679 (€ 1,02) actuellement, et celui du gasoil à FCFA 577 (€ 0,88) contre FCFA 655 (€ 1,03). Des prix jugés « trop élevés » au sein de la population, mais les autorités ont exprimé leur disponibilité à recevoir et étudier toutes les propositions raisonnables. « Le gouvernement travaille en tout instant, à trouver le juste prix sans compromettre les moyens d'action devant permettre à l'État d'assurer efficacement le développement économique et social du Niger », a indiqué le ministre de l’Énergie.

« Le plus important, c'est que ces ressources profitent aux populations. C'est au plus démunis qu'il faut penser en priorité à travers la construction d'infrastructures », a souligné Mahamadou Issoufou. Longtemps jugée non rentable, la production de brut nigérien a démarré fin septembre dans les champs pétrolifères d’Agadem reliés par la raffinerie de Zinder par un oléoduc long de 425 km. Le site est géré par la Société de raffinerie de Zinder (Soraz), une entreprise mixte nigéro-chinoise. Le contrat attribue 40 % de la production au Niger et 60 % à la compagnie chinoise. Il a été signé en 2008 par le régime du président Mamadou Tandja, renversé en 2010 par un putsch. La société civile locale est montée au créneau pour demander la renégociation de ce contrat tout en dénonçant des « manipulations ». Les plus importantes ressources naturelles du Niger sont l'or, le fer, le charbon, l'uranium et le pétrole.

(Avec AFP)

 


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