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Le transfert de l'ex-président Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) aux Pays-Bas a été organisé dans la nuit du 29 au 30 novembre.
Sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo, 66 ans, a été transféré dans la nuit du 29 au 30 novembre à la Cour pénale internationale, aux Pays-Bas. Il a été aussitôt incarcéré au centre de détention de la Cour, à La Haye.
Selon un communiqué du parquet ivoirien lu le 29 novembre à la télévision publique, le procureur d'Abidjan s'est rendu le même jour à Korhogo (nord), où L. Gbagbo était détenu dans une résidence, depuis avril, pour lui notifier, « en présence de ses avocats », le mandat d'arrêt émis par les juges de la CPI le 23 novembre.
Un début
Ce transfert est jugé salutaire pour la Côte d'Ivoire par le porte-parole du gouvernement ivoirien, Bruno Koné. « C’est un élément clé pour tourner la page de la crise post-électorale », a-t-il déclaré. Cela permet aux Ivoiriens désormais d'effacer cette histoire et de se concentrer sur ce qui est important pour eux: mieux vivre, se soigner, avoir des infrastructures qui marchent, la sécurité, a-t-il dit.
De son côté le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo, a prévenu dans un communiqué que l'arrestation de Laurent Ggagbo n’était qu'un début. D'autres responsables ivoiriens seront amenés à rendre des comptes devant la justice internationale après les violences post-électorales qui ont fait quelque 3 000 morts en 2010-2011. Il apparaît que des crimes ont été commis dans les deux camps, souligne le communiqué. « Que ça soit clair : les investigations continuent. Nous recueillons des preuves de façon impartiale et indépendante, et nous traduirons d'autres cas devant les juges, quelle que soit leur obédience politique », a-t-il assuré.
Législatives
La remise de L. Gbagbo à la CPI intervient à quelques jours des élections législatives du 11 décembre, alors que la réconciliation entre les deux camps patine. À la demande d'Alassane Ouattara, la CPI conduit depuis octobre sa propre enquête sur des crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant la crise née du refus de L. Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale.
(Avec AFP)