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Alors que la pression est forte sur les finances publiques de la Tunisie et de l'Egypte, les alternatives de financement du déficit s’amoindrissent.
L’endettement intérieur ne sera pas suffisant pour faire face au fossé qui se creuse entre les recettes d’une part et la demande sociale de l’autre. L’impact des révolutions arabes a été violent pour les deux économies (lire « Pression sur l’économie égyptienne » dans l'édition de MTM de novembre 2011). Les investissements sont en chute et les mouvements sociaux qui ont émaillé l’année ont poussé les entreprises à licencier. Les recettes du tourisme ont également largement chuté et le contexte international provoque des tensions inflationnistes, notamment en raison de la hausse des matières premières.
« Le déficit budgétaire, au début de l’année, était assez faible, ce qui a permis de relancer les dépenses publiques et d’augmenter le déficit à 4 %. Cette marge n’est plus là, et l’année prochaine partira déjà avec un niveau de déficit plus important que 2011, avec des dépenses déjà engagées qui sont très importantes, des ressources exceptionnelles qu’on avait à disposition en 2011 et qui ne seront plus là en 2012 et donc des risques de déficit budgétaire beaucoup plus importants », explique Mustapha Kamel Nabli, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans un entretien accordé au site internet tunisien African manager. Le gouverneur de la BCT prévoit un taux de croissance compris entre 0 et 0,5 %. En Égypte, la croissance du PIB ne dépassera pas les 1 % en 2011.
Selon lui, le recours à l’endettement extérieur « n’est plus un choix », mais il se complique pour ces deux pays qui ont vu leurs notes dégradées par les agences. D’autant que les autorités de transition ont limité les emprunts internationaux au strict minimum pour ne pas peser sur les futurs gouvernements. Or suite aux violences qui ont secoué l’Égypte juste avant les élections, l’agence Standard & Poor’s a abaissé d'un cran la note souveraine de l'Égypte, qui passe de BB- à B+, et placé le pays sous perspective négative. En Tunisie, la note souveraine du pays avait été confirmée début novembre à BBB-.
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