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La justice kényane, saisie par une association locale de défense des Droits de l’homme a lancé un mandat d’arrêt international contre le président soudanais Omar El Bechir.
La décision de la Haute cour kényane fait suite à une plainte déposée par la branche kényane de la Commission internationale des juristes (ICJ Kenya). Le Kenya, qui a ratifié le traité fondateur de la Cour pénale internationale, aurait normalement dû être dans l’obligation d’arrêter le président soudanais lors de sa visite d’août 2010.
À ce moment-là, la Commission internationale des juristes au Kenya(1) avait dénoncé la venue du président et l’attitude des autorités kényanes qui, « faisant preuve d’un mépris souverain pour leurs obligations au regard du droit international et du droit kényan, avaient échoué à mettre en œuvre ces mandats d’arrêt », précisait alors cette organisation non-gouvernementale. Alors qu’il avait prévu de revenir, le président soudanais s’est finalement abstenu face à la mobilisation de la société civile kenyane. Réponse du berger à la bergère, le président O. El Bechir a expulsé l’ambassadeur du Kenya au Soudan. Embarrassé, le ministère des Affaires étrangères kenyan a annoncé qu’il fera appel de la décision de la Haute cour.
(1) ONG dédiée, entre autres, à la mise en conformité du droit national avec le droit international
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