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Un nouvel avion d’Air Zimbabwe saisi à Londres

 

Un Boeing 767-200 d’Air Zimbabwe a été saisi à son atterrissage à Londres en raison d’une dette de $ 1,2 million.

La flotte de la compagnie aérienne publique Air Zimbabwe dispose, depuis le 12 décembre, d’un avion de moins. Un Boeing 767-200 lui appartenant et répondant au nom de « Victoria Falls » a en effet été immobilisé peu après son atterrissage à l’aéroport londonien de Gatwick, suite à l’injonction judiciaire d’un tribunal américain. Le motif réside dans la dette de plus de $ 1,2 million que la compagnie a contracté envers l’entreprise American general supplies, un équipementier aéronautique.

Criblée de dettes et suspendue le 15 mai dernier par l’Association internationale du transport aérien (IATA) pour cause d’impayés, Air Zimbabwe avait pourtant trouvé le moyen, en pleine grève de ses pilotes, d’acheter deux Airbus fin août dans des conditions de financement pour le moins obscures. Ce nouvel épisode vient renforcer la position de ceux qui pensent que le gouvernement doit au plus vite privatiser la compagnie pour la soumettre à une gestion moins chaotique. Son président du conseil d’administration, Jonathan Kadzura, n’a d’ailleurs montré aucun étonnement en apprenant la nouvelle de la saisie.

Les créanciers perdent patience

Cité par plusieurs médias zimbabwéens, J. Kadzura explique ainsi que cela n’a « rien d’extraordinaire » et fait un parallèle avec la situation qui a mené « des employés d'Air Zimbabwe [à immobiliser] des biens de l'entreprise suite à leurs salaires impayés. » Selon lui, le gouvernement « a la capacité de payer cette dette d'un encours de $ 1,2 million » qui n’a pas été décaissé pour « des raisons politiques ». Il charge ainsi au passage Tendai Biti, le ministre des Finances allié du Premier ministre Morgan Tsvangirai et farouche opposant au président Robert Mugabe.

L’immobilisation du « Victoria Falls » fait suite à la confiscation fin novembre d’un Boeing 737-500 par l’entreprise de maintenance au sol sud-africaine BidAir Services, détentrice d’une créance de $ 500 000. Pour couronner le tout, l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) a également saisi un tribunal français afin d’obtenir le droit d’immobiliser des appareils d’Air Zimbabwe en raison d’importants arriérés dus par la compagnie à cet organisme paraétatique.


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