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Sénégal : un potentiel minier évalué à 300 tonnes d’or

 

Le potentiel aurifère est estimé à 300 tonnes d’or et se concentre dans le Sénégal oriental, à la frontière avec le Mali et la Guinée.

Le secteur aurifère au Sénégal attire les convoitises des miniers. Le pays a attribué plus de 30 permis de recherches à des compagnies minières et 32 autorisations à des privés nationaux organisés en GIE. En mars 2009, l’entrée en production de la mine de Sabodala (des ressources évaluées à 1,63 million d’onces) par la société Sabodala Gold Operation, a marqué un grand pas. D'autre part, le gisement de Golouma (45 tonnes d’or exploitables) détenu par la holding Oromin a débuté sa phase de production. Dernière découverte importante : le gisement de Massawa, attribué à la société sud-africaine Randgold, avec un potentiel de 90 tonnes d’or. Depuis 2003, avec l’édification d’un nouveau Code minier, le Sénégal a mis en place un cadre attractif. « Nous avons mis en place des périodes d’exonérations fiscales afin que les investissements miniers bénéficient d’un cadre fiscal et douanier propice », indique le directeur des Mines, Ousmane Cissé. À cela s’ajoutent plusieurs facilités : la possibilité de rétention d’un titre minier pendant deux ans ou encore l’existence de fonds de réhabilitation des sites miniers.

En contrepartie, les sociétés minières en production versent une redevance minière, établie à 3 % de la valeur du produit. Et l’État participe à hauteur de 10 % dans le capital des sociétés en exploitation. Enfin, l’État « est en train de négocier pour qu’il y ait un partage de production afin, précise O. Cissé, qu’en dehors des 10 % de participation gratuite dans les sociétés minières, on ait 10 % de leur production ».


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