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Le m-banking poursuit sa route au Nigeria

 

MTN, l'opérateur n°1 de la téléphonie mobile nigériane, vient de lancer une gamme de services bancaires disponibles sur téléphone portable, en collaboration avec les banques Fortis et GTBank. Ce service, baptisé « Mobile Money », est le deuxième du genre au Nigeria.

Faire ses courses, payer ses factures ou effectuer des virements bancaires, le tout avec son téléphone portable, est désormais possible au Nigeria. Les offres de services financiers, mises en place par les opérateurs mobiles et les banques, voient peu à peu le jour. Dernier en date : « Mobile Money », lancé le 14 décembre 2011, issu du partenariat entre MTN (40 % des parts de marché de la téléphonie mobile au Nigeria) et Fortis associé à GTBank. Le directeur de MTN, Brett Goshen, insiste sur les bienfaits des services bancaires sur téléphones portables : « Non seulement cela va améliorer la qualité de vie de la population, mais en plus, cela va encourager les Nigerians à déposer leur argent dans les banques ».

Au Nigeria, environ 30 millions de personnes n'ont pas de compte bancaire, soit près de 20 % de la population. Or, plus d'un Nigérian sur deux possède un téléphone portable. De tels services financiers touchent donc une large partie de la population et les offres vont se multiplier. La banque UBA et Globacom, deuxième opérateur de téléphonie mobile du pays (23 % des parts de marché), ont été les premiers à créer une plateforme bancaire dédiée aux mobiles. U-Mo a été inaugurée le 26 novembre 2011.

La Banque centrale du Nigeria (CBN) a octroyé onze licences permettant le développement de services financiers sur téléphone portable. Les organismes sélectionnés : Fortis, UBA, GTBank, Pagatech, eTranzact, Monetise, Eartholeum, Paycom, FET, Ecobank et Kudi. Preuve que le « mobile money » est un marché en devenir : d'autres banques sollicitent une licence auprès de la CBN, à l’instar de la First Bank of Nigeria.

Le gouvernement nigérian, par le biais de la banque centrale, soutient ces avancées technologiques. Elles entrent dans le cadre de la réforme bancaire, initiée depuis le mois d’août 2011.  Les regards se tournent maintenant vers janvier 2012. Une politique de « cash-lite » sera amorcée dans l’état de Lagos (sud-ouest du pays). Objectif : réduire l'argent liquide dans l'économie. Les services bancaires sur les téléphones portables peuvent y contribuer.


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