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Première visite en Afrique de Christine Lagarde, directrice générale du FMI

 
Christine Lagarde, directrice générale du FMI, en visite au Nigeria
La directrice générale du FMI Christine Lagarde, entourée du président nigérian Goodluck Jonathan et de la ministre de l'Économie Ngozi Okonjo-Iwaela. Photo: Stephen Jaffe/FMI

Christine Lagarde a entamé le 19 décembre une mini-tournée en Afrique. C’est son premier déplacement sur le continent depuis qu’elle est à la tête du Fonds monétaire international. Deux étapes sont prévues : le Nigeria et le Niger. 

« J’ai été extrêmement impressionnée par l’énergie et le rythme auquel [Goodluck Jonathan] veut transformer l’économie, créer des emplois, se concentrer sur l’agriculture. » Le président du Nigeria peut être flatté, la directrice générale du FMI ne tarit pas d’éloges au sujet de son programme économique. 

Pour sa première visite sur le territoire nigérian, et plus largement africain, depuis sa nomination au FMI, Christine Lagarde a fait le point sur les mesures engagées par G. Jonathan pour enrayer la corruption qui sévit dans le pays et affiner la gestion du pétrole. Le Nigeria est le premier pays producteur de brut en Afrique avec 2,4 millions de barils par jour. L’ancienne ministre française de l’Économie a d’ailleurs insisté sur la nécessaire gestion des ressources naturelles « pour qu’elles bénéficient à l’ensemble de la population. C’est un des grands défis de l’Afrique ».

Autre défi actuel : ne pas subir la crise économique qui ébranle l’Europe. Aux côtés de la ministre nigériane de l’Économie, Ngozi Okonjo-Iwaela, Christine Lagarde a donné l'alerte : « Soyez conscients des nuages qui s’accumulent dans le ciel européen. Soyez sûrs d’avoir assez de réserves, de résistance pour surmonter la tempête. Comme vous l’avez fait pendant la crise en 2008 et 2009. » La directrice générale du FMI a ainsi évoqué trois dangers qui pourraient toucher l’économie africaine : « La contagion financière dans le secteur bancaire, une baisse des exportations et une réduction dans l’investissement direct à l’étranger ».

Peu avant son périple, Christine Lagarde décrivait dans une interview le rôle du FMI en Afrique : « C’est un partenaire du développement, de la mise en place des politiques économiques propices à la croissance et à la création d’emplois. Il est là pour aider et moi, je suis là pour écouter. » Le 20 décembre à Lagos, la capitale économique du Nigeria pour participer à une table ronde intitulée « L’avenir de l’Afrique : la riposte aux défis économiques mondiaux d’aujourd’hui. », C. Lagarde prendra la direction du Niger le lendemain où elle rencontrera le président Mahamadou Issoufou. Avant de repartir vers Washington jeudi 22 décembre. 

 

 

 


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