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Christine Lagarde : « Le Niger se trouve à un moment décisif de son évolution »

 
Christine Lagarde avec le président nigérien Mahamadou Issoufou.
La directrice générale du FMI Christine Lagarde a rencontré le président nigérien Mahamadou Issoufou. Photo : Stephen Jaffe

En visite au Niger, le 21 décembre, la directrice générale du FMI a souligné l’importance de gérer ses ressources naturelles. Les exportations d’uranium et de pétrole sont les clés pour freiner la pauvreté dans le pays. 

14 % : ce sont les prévisions de croissance pour l’année 2012 au Niger, selon le Fonds monétaire international. Principalement grâce à l’extraction de pétrole, commencée en novembre 2011. Autant dire que les ressources naturelles nigériennes demeurent des facteurs économiques essentiels pour l’un des pays les plus pauvres du monde (classé 186e sur 187 pays d’après l’indice de développement humain 2011).

A Niamey, devant le président nigérien Mahamadou Issoufou, mercredi 21 décembre, la directrice générale du FMI Christine Lagarde l’affirme : « Le Niger se trouve à un moment décisif de son évolution ». Pour négocier au mieux ce virage, l’ancienne ministre française de l’Économie met en garde : « Il faut se rendre à la difficile évidence que relativement peu de pays ont réussi à bien gérer leurs ressources naturelles ». Elle pointe du doigt « les investisseurs peu scrupuleux qui ont investi au détriment des populations locales ».

La solution : « Tirer parti des échecs d’un certain nombre d’autres pays pour [utiliser], avec intelligence et précaution, [de façon] durable et soutenable, les ressources naturelles au bénéfice du plus grand nombre ». Sur les 16 millions d’habitants que compte le Niger, six millions d'entre eux seraient menacés par la famine en raison des mauvaises récoltes. Pour enrayer cette crise alimentaire, Christine Lagarde fait confiance à la « qualité » des dirigeants et parlementaires nigériens.

Lors de cette mini-tournée africaine, la directrice du FMI en a profité pour corriger les prévisions de croissance mondiale. Christine Lagarde se dit « à peu près certaine » qu’elles seront révisées à la baisse, sous la barre des 4 %. 


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