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L’agence de notation Standard & Poor's a confirmé, le 14 décembre, sa note « B/B » pour la dette à court terme et à long terme du Burkina Faso.
Après avoir noté le 7 décembre l’emprunt obligataire du Burkina, Standard & Poor's Ratings Services continue son évaluation du pays en confirmant le 14 décembre, sa note « B/B » pour la dette à court terme et à long terme du Burkina Faso.
Cette note est le reflet selon l’agence, « du faible développement économique du pays, de la faiblesse des institutions politiques, de l'étroitesse de la base économique et de l'importance des passifs nets extérieurs qui rendent l'économie nationale vulnérable aux chocs externes et aux fluctuations des prix des matières premières ». Mais, elle prend aussi en compte les aspects positifs : « les aides engagées par les bailleurs de fonds, la charge budgétaire réduite (bien qu'en augmentation) et la stabilité des politiques monétaires et de change conférée par l'appartenance à l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ».
Après un rappel de la crise socio-politique qui a secoué le Burkina au premier semestre 2011, Standard & Poor's commente : « Le règne du Président Compaoré n'est plus menacé dans l'immédiat, mais nous pensons que les troubles sociaux du premier semestre témoignent d'un mécontentement de longue date dans les domaines économique et social, notamment vis-à-vis de la hausse du coût de la vie, et d'une frustration suscitée par des problèmes de gouvernance et par la complaisance perçue chez certains représentants des autorités publiques. »
Perspectives stables
La physionomie des exportations du Burkina évolue avec la montée en puissance de l’or qui dépasse désormais le coton comme première source de réserves de change. Ces deux produits sont vulnérables aux fluctuations des prix internationaux. « Le coton est également sensible aux chocs climatiques et à des mécanismes internes de fixation des prix imparfaits, qui ne permettent pas de répercuter de façon optimale l'évolution des prix internationaux sur le marché national », juge S&P.
Selon l’agence, les perspectives restent stables : « Nous pensons que les aides vont continuer à financer les déficits extérieur et budgétaire, que la situation politique restera globalement inchangée et que la dette publique se stabilisera en dessous de 35 % du PIB ».