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MATIERES PREMIERES | |
| Matières premières |
Les fêtes de fin d’année, qui s’accompagnent d’un ralentissement mondial de l’activité, se reflètent dans le fret maritime.
L’indice composition Baltic Dry Index (BDI), qui est la moyenne des prix pratiqués sur les 24 routes de transport en vrac de matières sèches (minerais, charbon, métaux, céréales, engrais…) glisse depuis 7 jours et se situe à 1856 points, perdant 1,17 %. Outre la diminution saisonnière de l’activité, la baisse du Baltic Panamax Index (BPI), qui comporte sept routes principalement pour les céréales adaptées aux dimensions du canal de Panama, a pesé sur le BDI. En effet, le commerce du blé et du soja a été modeste avec une demande d’exportation modérée. La Chine, qui achète environ 60 % du soja, n’a pas besoin de beaucoup plus de cargos supplémentaires en janvier.
En dehors des grains, le BDI subit aussi l’activité minimale dans le transport du charbon et du fer. En effet, la baisse de la production mondiale et la faible demande pour l’acier constatées en novembre, est une menace pour le marché du vrac sec, en particulier du fer et du charbon, matières premières utilisées dans la fabrication de l’acier. L’indice Baltic Capesize Index (BCI), des bateaux de grande taille assurent le transport des cargaisons de 150 000 tonnes, comme le minerai de fer et le charbon, a chuté de 1,09 %.
La croissance de l’offre de navires, plus rapide que la demande des matières premières, devrait plafonner les taux de fret pour les matières sèches dans les prochains mois. Un sentiment renforcé par l’incertitude économique. Cependant, la Banque Saxo dans ses « 10 prévisions chocs » estimait que le BDI pourrait progresser de 100 % en 2012 sous l’effet de la baisse des prix pétroliers liée à la réduction des dépenses d’exploitation, et de la hausse de l’offre du minerai de fer du Brésil et de l’Australie, qui provoquera une demande accrue de la part de la Chine.
De notre partenaire, Commod@frica