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Le président Goodluck Jonathan a ordonné la fin des subventions sur les carburants. À la pompe, le prix du litre passe de 65 à 145 nairas (€ 0,30 à € 0,68).
L’annonce a été faite dimanche 1er janvier par la PPPRA (l’Agence de régulation des prix des produits pétroliers du Nigeria). Plus aucune subvention n’est accordée pour le pétrole. Conséquence immédiate : le prix des carburants augmente de 116 %. Le litre d’essence atteint les N 145 aujourd’hui contre N 65 auparavant. L’agence gouvernementale déclare que « le secteur de l’industrie pétrolière est désormais dérégulé ».
Le gouvernement fédéral nigérian et son président Goodluck Jonathan ont la ferme intention de limiter les dépenses de l’État. Selon les autorités locales, les subventions pétrolières auraient coûté près de N 1,2 trillons soit près de $ 8 milliards, en 2011. Le premier pays africain exportateur de brut supprime cet avantage qui lui semble trop onéreux.
Les réactions n’ont pas tardé. Les deux principaux syndicats du pays, le NLC (Nigeria Labour Congress) et le TUC (Trade Union Congress) promettent grèves et manifestations pour montrer leur opposition à la suppression des subventions. « Nous sommes surpris que le gouvernement agisse sans l’aval de l’Assemblée nationale. Par conséquent, l’action du président est dictatoriale et anti-démocratique. C’est une véritable déclaration de guerre à l’encontre des populations pauvres », dénoncent les deux syndicats dans un communiqué commun.
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