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La mise en concession de l’aéroport de Bamako-Sénou est en cours. Les syndicats contestent qu’elle soit exigée par l’accord signé avec la Millenium Challenge Corporation, qui finance la modernisation et l’extension de l’aéroport malien.
« Faire de Bamako le hub naturel de la sous-région. » Le président du Mali Amadou Toumani Touré a formulé ce vœu le 31 décembre alors que les travaux de modernisation et d’extension de l’aéroport de Bamako Sénou entrent dans leur dernière année.
L’investissement de $ 183,9 millions provient du Millenium Challenge Account, un fonds américain de développement bilatéral mis en place par l’administration Bush en 2004. La piste d’atterrissage sera rallongée de 500 mètres et un terminal pour passagers de 15 000 m2 sera construit avec une capacité de 1,5 million de passagers à l’horizon 2023, entre autres améliorations. La dernière phase des travaux a été lancée en octobre 2011 avec un délai d’exécution de 12 mois.
« L’insuffisance des réseaux ferré et routier pèse sur le Mali, un pays enclavé, avec comme conséquence des coûts de transport élevés, souligne l’accord signé en 2006. (…) Le trafic aérien fait donc office de bouée de sauvetage tant pour le transport des passagers que pour les exportations. »
Plus de deux fois plus grand que la France et sans accès à la mer, le Mali peut déjà compter depuis septembre 2011 sur le nouvel aéroport international Dag Dag de Kayes, qui accueille désormais des vols longs courriers. Aigle Azur dessert cette ville du sud-ouest depuis le 23 novembre 2011.
Parallèlement aux travaux de modernisation de l’aéroport de Bamako Sénou, ouvert au trafic en 1974, un processus de mise en concession de ce dernier est en cours. L’appel d’offres remporté dans un premier temps par la société canadienne SNC-Lavalin a été annulé par l’Autorité de régulation des marchés publics. Le marché a été réattribué au français Egis, filiale à 75 % de la Caisse des Dépôts et à 25 % de la société Iosis Partenaires. Un précédent appel d’offres avait été lancé et remporté en 2003, sans lendemain.
Il est attendu du futur concessionnaire des investissements estimés à environ € 90 millions sur les 30 années de concession, selon le ministère de l’Équipement et des Transports. Le montant de la redevance sur la même période est estimé à un peu plus de € 40 millions.
D’après le ministère la mise en concession est une « exigence » de l’accord signé avec la Millenium Challenge Corporation. Le document, publié sur le site du Millenium Challenge Account Mali, évoque une « participation éventuelle du secteur privé ».
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