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Le ministre sud-soudanais du Pétrole et des mines a indiqué le 15 janvier avoir conclu des accords d'exploitation pétrolière avec des investisseurs étrangers. Une première et un argument de poids dans les négociations avec le Soudan concernant l'exportation du pétrole qui doivent se poursuivre aujourd'hui.
Six mois après la sécession, le gouvernement sud-soudanais entreprend de contrôler sa production de pétrole. Des accords ont été signés à Juba, vendredi 13 janvier, avec des sociétés chinoises, indonésiennes et malaisiennes. Pagan Amum, secrétaire du parti au pouvoir, déclare : « Désormais, avec la signature de ces contrats, le contrôle de Khartoum et du gouvernement soudanais est révolu ».
Le Sud-Soudan maîtrise maintenant sa production de brut à hauteur de 352 500 barils par jour, rendement des blocs du Sud avant la sécession de juillet 2011. En comparaison, le Soudan ne récupère que 117 500 barils par jour. Reste à mettre en place les infrastructures nécessaires à la bonne exploitation pétrolière. Et c'est bien ce qui fait défaut au jeune pays. Le Sud-Soudan est certes indépendant de son voisin du Nord, mais sa capacité d'exportation demeure faible.
Négociations sous tensions
Profitant de son réseau d'acheminement (oléoducs et terminaux), le Soudan réclame un droit de passage de $ 36 par baril de pétrole. Juba n'en propose que $ 0,7. Mardi 17 janvier, les deux pays, ainsi que les nouveaux partenaires du Sud-Soudan, vont poursuivre les négociations au sujet de cette taxe lors du sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba (Éthiopie). Les enjeux demeurent colossaux. Le pétrole représente 98 % des recettes du budget du Sud-Soudan, qui commercialise son pétrole depuis l'indépendance. Le Nord, amputé de 75 % de son pétrole, veut stopper l'inflation provoquée par la baisse de ses revenus pétroliers.
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