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POLITIQUE | |
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À l’issue d’une semaine de grève générale, le président du Nigeria, Goodluck Jonathan, recule et fixe provisoirement le prix du carburant 30 % en dessous de l’objectif initial décidé le 1er janvier.
Les syndicats ont réagi positivement le 16 janvier au matin à l’annonce de la décision du président Goodlluck Jonathan de fixer le prix du litre d’essence à 97 nairas – sous la barre symbolique des 100 nairas. Les deux syndicats, le Nigerian Labour Congress et le Trade Union Congress ont demandé aux grévistes de stopper les manifestations de rue.
Les pertes subies par l’économie nigériane pendant ces derniers jours de grève sont estimées à 300 milliards de nairas (1,45 million d'euros) par le ministre des Finances, Ngozi Okongo-Iweala. À Lagos, la pénurie engendrée par la rupture des approvisionnements en carburant a multiplié par trois le prix du litre sur le marché noir.
Le gouvernement nigérian ne renonce pas à la dérégulation du secteur pétrolier aval, mais veut éviter tout débordement de la rue
L’essence sera subventionnée à hauteur de 32 nairas le litre. Avant le 1er janvier, cette subvention s’élevait à 76 nairas. Sensible à la souffrance du peuple, le président Goodluck Jonathan prévient cependant qu’il s’agit d’une mesure à court terme.
Il annonce la mise en place d’une politique de « réemploi des subventions » (création d’infrastructures et d’emploi) qu’il ne pourra réellement mettre en œuvre qu’en dégageant des fonds suffisants grâce à la libéralisation du secteur pétrolier aval.
Bien que majoritairement pacifistes, les manifestations ont conduit au décès à Lagos d’un jeune homme. Le président avait donné l’ordre de déployer l’armée à Lagos, contre l’avis du gouverneur Babatunde Fashola.