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L’économie informelle au crochet des TIC

 

L’économie informelle ne cesse de se développer dans les centre-villes africains. Elle va de pair avec l’explosion du marché de la téléphonie mobile.

« Il existe un univers particulier de la téléphonie mobile », constate Annie Chéneau-Loquay, directrice de recherches au CNRS-LAM (les Afriques dans le monde). Particulier car le développement exponentiel de la téléphonie mobile en Afrique emmène dans son sillage une économie informelle. « Une économie du détail, de l’occasion », précise A. Chéneau-Loquay. Concrètement, il s’agit de toutes les activités qui échappent à la comptabilité d’un pays. Pour le domaine des TIC (technologie de l’information et de la communication) : ventes de recharges, de cartes SIM, d’accessoires, services de réparation, etc.

Selon l’universitaire, 85 % des activités informelles en Afrique sont liés aux TIC. Les 15 % restants concernent le domaine de l’informatique et de l’audiovisuel. En Afrique, l’économie informelle représente, en moyenne, 60 % du PIB. En République démocratique du Congo, la proportion s’élève à 90 %. Le phénomène demeure majoritairement urbain. Au Cameroun ou au Sénégal, 9 emplois sur 10 relèvent d’une activité informelle. Annie Chéneau-Loquay y voit « un secteur à fort potentiel, créateur d’emplois et de richesse qui demande à être organisé, structuré, réglementé et appuyé ».


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