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Le principal parti d'opposition sud-africain a demandé l'ouverture d'une enquête suite aux informations publiées par Wikileaks selon lesquelles l’Afrique du Sud aurait servi de point de transit dans la livraison d’armes à l'ex-président de Madagascar, Marc Ravalomanana.
Wikileaks fait des vagues en Afrique du Sud. Le site a publié un câble diplomatique américain de 2009 selon lequel M. Ravalomanana a utilisé l'Afrique du Sud comme point de transit pour des boucliers, des armures, des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc et des uniformes en provenance de Chine, lors d'achats massifs de matériel de contrôle des foules.
« Le Comité national de contrôle des armes conventionnelles devrait immédiatement autoriser une enquête sur des informations selon lesquelles (l'ancien président Marc Ravalomanana) a utilisé l'Afrique du Sud comme point de transit pour importer des armes anti-émeutes chinoises, avant le coup de force de 2009 » qui l'a chassé du pouvoir, a déclaré David Maynier, député de l'Alliance démocratique (DA), dans un communiqué le 12 février. Ce matériel anti-émeutes, dont la vente est estimé à de 2,3 millions de rands (€ 230 000), a été « exporté à destination des forces militaires ou paramilitaires juste avant le coup », a-t-il ajouté.
Finalement renversé par un coup d’État en 2009, au profit d'Andry Rajoelina, alors maire de la capitale Antananarivo, Marc Ravalomanana vit en exil en Afrique du Sud. Il a tenté à plusieurs reprises de rentrer à Madagascar pour participer à de nouvelles élections, s’appuyant sur la « feuille de route » signée par les principaux partis malgaches, mais il en a été empêché à chaque fois par les autorités aériennes malgaches. Un retour d’autant plus délicat qu’il a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour la mort d'une trentaine de manifestants, abattus par sa garde devant le palais présidentiel en février 2009.
(avec AFP)