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Le président nigérian Goodluck Jonathan se rapproche d'une candidature officielle. Des soutiens du Sud chrétien viennent de le renforcer, et peut-être aussi d'attiser les tensions avec le Nord musulman, qui s'attendait normalement à proposer son candidat.
Le président nigérian Goodluck Jonathan n'a toujours pas fait acte de candidature pour les prochaines élections générales, récemment avancées au mois de janvier par une réforme constitutionnelle votée par le Sénat et en attente de confirmation par la Chambre des représentants.
Malgré cette absence de candidature officielle, les cinq dirigeants des États de Bayelsa, dont est issu l'actuel président, d'Akwa Ibom, du Delta, de Cross River et de Rivers, dans le sud du pays, ont d'ores et déjà demandé au président d'être « leur » candidat et lui offrent un appui important, compte tenu de l'enjeu pétrolier du Sud.
Cela contrevient à la règle coutumière interne au parti ultra-dominant, le Parti démocratique du peuple (PDP), dont ils sont tous issus. Selon cette règle, le parti investit son candidat par alternance entre le Nord musulman et le Sud chrétien, tous les deux mandats.
C'est donc un candidat du Nord qui, selon cette règle, devrait reprendre la suite d'Umaru Yar'Adua, décédé avant d'avoir achevé son premier mandat.
Mais les cinq dirigeants pro-Goodluck Jonathan ne voient pas les prochaines élections de cet oeil-là et ont déclaré, dans un communiqué du 26 juillet, que « le président Jonathan devrait ouvertement annoncer son intention de participer [à la présidentielle] en 2011 parce que nous soutiendrons ses ambitions ».
De quoi alimenter les interrogations sur la possibilité pour le parti d'outrepasser sans violences communautaires cette règle d'alternance Nord/Sud.
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