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Chevron dans la course pour les blocs pétroliers offshore gabonais

 
Chevron est déjà candidat déclaré à l'achat, pour la mise en vente des blocs pétroliers gabonais, prévue en octobre 2010.
En rose, les 42 blocs pétroliers offshore en eaux profondes et très profondes que le Gabon mettra en vente en octobre 2010. Illustration : CGGVeritas

Repoussée au 27 octobre prochain, la vente de 42 blocs pétroliers gabonais a déjà attiré un acteur majeur du secteur pétrolier, l’américain Chevron.

Initialement prévue le 5 mai 2010, la mise en vente par le Gabon de 42 blocs pétroliers offshore a finalement été repoussée au 27 octobre, « pour permettre aux entreprises de préparer leurs dossiers », ainsi que l’avait récemment expliqué le ministre gabonais des Mines, du pétrole et des hydrocarbures, Julien Nkoghe Bekalé. Situés en eaux profondes ou très profondes, ces blocs ont une superficie de 110 000 m² chacun et pourraient permettre au Gabon de relancer un secteur pétrolier qui lui apporte certes 60 % de ses recettes, mais dont la production est en baisse constante depuis 1997.

La marée noire occasionnée par l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon de BP, dans le golfe du Mexique, pousse beaucoup d’analystes du secteur à penser que la poursuite de l’exploitation en eaux profondes et très profondes est fortement compromise à court et moyen termes pour les compagnies pétrolières dans cette zone géographique. Sur ce créneau offshore, l’Afrique pourrait donc se positionner stratégiquement.

C'est Chevron, la deuxième compagnie pétrolière américaine et quatrième mondiale, qui vient de le confirmer en manifestant, avant les autres et publiquement, son intérêt suite à la mise en vente prochaine par le Gabon de 42 blocs sur lesquels lorgneraient également Total, Shell, Perenco ou encore le français Maurel & Prom.

La délégation que Chevron a envoyé rencontrer le ministre J. Nkoghe Bekalé, avec à sa tête le vice-président de la major américaine, Paul Haryott, lance donc officiellement la course à l’obtention de ces nouveaux gisements potentiels.

Une perspective qui relève également du défi technologique. Ainsi, en mars 2009, le géologue de CGGVeritas, la société chargée d’établir les sondages du sous-sol sous-marin de cette zone par sismographie 2D, déclarait à cet égard :

« Réaliser un sondage 3D de la totalité de la zone qui s’étend sur plus de 50 000 km² prendrait trop de temps et aurait un coût prohibitif. Un sondage 2D spécifiquement centré sous les couches salines sera suffisant pour délimiter les structures. Il permettra aux compagnies pétrolières d’évaluer la zone, de faire leurs offres et d’ensuite poursuivre par des sondages 3D ultra-spécifiques. »


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