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La crise libyenne touche le marché mondial du pétrole

 

L'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) ne répond pas aux besoins croissants du marché après l'arrêt des exportations libyennes.

Tandis que production de la Libye - 1,6 million de barils avant le conflit, soit 2% de la consommation mondiale de brut - est aujourd’hui quasiment à l'arrêt, les autres pays de l'Opep ont du mal à combler le manque-à-gagner. Malgré une augmentation de la production saoudienne, les analystes du cabinet londonien du Center for Global Energy Studies (CGES) restent sceptiques sur la situation :  « le marché n'a cessé de se resserrer, et l'Opep fait bien peu pour éviter que ne se reproduise l'envolée des prix du brut de 2008 », (année où ils avaient atteint le niveau record de $ 147 le baril), ont-ils souligné dans leur rapport mensuel.

Alors que ce rétrécissement de l'offre fait face à une demande mondiale solide, « il faudrait au deuxième trimestre 2011 une production moyenne de l'Opep de 30,3 millions de barils par jour (Mbj), simplement pour maintenir le prix du baril (de Brent) autour des $ 110 » précisent les experts. Or, le cartel n'a pompé que 29,85 Mbj en février, et sa production serait actuellement redescendue autour de 29 Mbj, estime ce cabinet spécialisé.

Conséquence immédiate, les prix du pétrole reculaient légèrement mardi en cours d'échanges européens, alors que les opérateurs restaient attentifs à la poursuite des opérations militaires de la coalition internationale en Libye. « La poursuite de frappes alliées en Libye rend improbable une normalisation rapide des exportations libyennes de brut », soulignent les analystes de Commerzbank, rappelant que les pertes de la production dans le pays équivalaient à plus d'un million de barils par jour.


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