STRATÉGIES

ET INVESTISSEMENTS

EN AFRIQUE


ENERGIES
Electricité

EDF rachète la moitié des parts de Veolia dans la SEEG

 
Siège de la SEEG à Libreville
EDF achète 50 % des parts de Veolia dans la SEEG, sa filiale gabonaise de distribution d'eau et d'électricité. Photo : GE

Veolia ne détient désormais plus que 25,5% de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), à parts égales avec son nouveau partenaires EDF. La compagnie française d'électricité aurait déboursé € 15 millions pour acquérir la moitié de ses parts, selon La Tribune.

Henri Proglio, président directeur général d’EDF, l’avait annoncé il y a un an : « Les synergies avec Veolia seront développées ». Le rachat par le géant français de l’électricité de la moitié des 51 % que détient Veolia dans la SEEG depuis l’octroi de la concession en 1997, pour un montant que La Tribune évalue à € 15 millions, vient ainsi confirmer les prévisions de celui qui fut précédemment à la tête de Veolia.

Cette prise de participation intervient au moment où la SEEG, et par la force des choses Veolia qui était jusqu’à présent son actionnaire principal, doit faire face à un mécontentement croissant de ses abonnés qui estiment que le service est loin d’être rendu. Dernier épisode en date de la succession de dysfonctionnements récurrents qui émaillent le quotidien de la SEEG : les 10 et 11 janvier dernier, Port-Gentil s’est retrouvée sans eau ni électricité suite à plusieurs avaries dont les causes restent encore à déterminer.

L’information coïncide également avec la remise, plusieurs fois repoussée, de l’audit financier et comptable de la SEEG commandé le 26 mars 2010 par le gouvernement gabonais, et qui constitue sans nul doute le signe de son agacement face aux incessants délestages et coupures d’eau constatés dans la capitale Libreville. Les conclusions très attendues de ce rapport devaient d’ailleurs, selon certains observateurs, aboutir à une révision du contrat passé avec Veolia qui court normalement jusqu’en 2017. La prise de participation d’EDF semble donc arriver à point nommé pour « sauver » Veolia d’une situation dans laquelle l’exaspération populaire aurait certainement influé sur la décision politique finale.


Du même auteur :