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Le FMI décaisse $ 3,12 millions

 
Mali, marché de Tombouctou
Au Mali, la croissance devrait se maintenir à 4,5 % en 2010 et l’inflation rester faible. Photo: Baron Loic

À l’issue de la 5ème revue de la Facilité élargie de crédit (FEC) accordée au Mali, le Fonds monétaire international a approuvé le décaissement de $ 3,12 millions.

Dans le cadre du programme économique soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) conclu avec le Mali, le conseil d’administration du FMI a accordé un financement de $ 3,12 millions, le 26 janvier. Depuis l’approbation de cette FEC en mai 2008, les décaissements au titre du programme s’élèvent à environ $ 40,52 millions. Le FMI a également approuvé un prolongement de l’accord du 27 mai 2001 au 31 décembre 2011 et un rééchelonnement du dernier décaissement en deux tranches égales.

À l’issue de cette 5ème revue de la FEC, Naoyuki Shinohara, directeur général adjoint et président par intérim, a déclaré : « La situation macroéconomique du Mali a évolué favorablement grâce à une gestion avisée des finances publiques. La croissance devrait se maintenir à 4,5 % en 2010 et l’inflation est faible. (…) Les perspectives économiques pour 2011 sont positives, vu les prévisions d’une intensification de l’activité. La poursuite des politiques macroéconomiques prudentes et la rapide mise en œuvre des réformes structurelles seront nécessaires pour atténuer les vulnérabilités, diversifier l’économie, dynamiser davantage la croissance et faire reculer la pauvreté ».

Selon les observations du FMI, la politique budgétaire reste prudente et en ligne avec le programme macroéconomique défini. En revanche, les montants à allouer aux remboursements des crédits de TVA ont été sous-estimés, note l’institution et des ressources supplémentaires doivent être dégagées ou des dépenses réduites. Si la gestion des finances publiques a été renforcée, d’autres progrès sont nécessaires. « Les autorités ont pris l’engagement de simplifier le code des impôts et de moderniser l’administration fiscalo-douanière afin de renforcer la mobilisation des recettes intérieures et d’améliorer le climat des affaires », souligne le FMI. Afin d’accroître la transparence des finances publiques et conformément aux directives de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Umeoa), les autorités maliennes se sont engagées à réduire le nombre excessif de comptes détenus par l’État auprès des banques commerciales et de renforcer les contrôles afin d’améliorer le recouvrement des recettes et l’exécution du budget.

Le FMI conseille au Mali, afin de se protéger contre des chocs extérieurs liés à la forte concentration des exportations sur le secteur aurifère, de diversifier l’économie et de poursuivre une gestion prudente de la dette, tout en précisant que « le travail actuel relatif à la privatisation de la société nationale d’égrenage et au développement du secteur financier sera particulièrement utile ».


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