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Le Gabon diffère à nouveau la vente de 42 blocs pétroliers

 

Libreville veut des garanties « sécuritaires et environnementales », pour éviter au golfe de Guinée de se retrouver dans la situation du golfe du Mexique. Un code des hydrocarbures est en cours d’élaboration.

« Le gouvernement décide de surseoir au lancement du 10e appel d'offres des blocs libres d'exploration en eaux profondes et très profondes prévu le 27 octobre », a annoncé le ministre gabonais des Mines, du pétrole et des hydrocarbures, Julien Nkoghé Békalé, dans un communiqué publié dans les quotidiens L'Union et Gabon-Matin. Aucune date n’a été fixée pour cette vente, initialement fixée à mai, et qui concerne 42 blocs pétroliers d'une superficie de 110 000 m2.

« Personne n'est à l'abri de ce genre d'accident (...). C'est ce qui fait qu'on prend le temps de mieux préparer les choses », a expliqué le conseiller en communication du ministre, Guy Martial Mbeang Mba, interrogé par l'AFP, en référence à l'explosion en avril d'une plateforme au large de la Louisiane (sud des États-Unis) ayant provoqué une gigantesque marée noire. Il a également évoqué un Code des hydrocarbures « en phase d'élaboration et qui va fixer un certain nombre de règles auxquelles tous les opérateurs désireux d'investir ou actuellement en opération au Gabon devront s'astreindre ».

Les candidats affûtent leurs armes

Plusieurs opérateurs pétroliers ont « manifesté de l'intérêt pour les bassins sédimentaires gabonais » et la vente des blocs, a ajouté G.M. Mbeang Mba.

Parmi eux, on retrouve la Corée du Sud, affirmait GabonEco fin septembre à la suite du voyage du ministre gabonais du Pétrole en Corée du Sud, de dans le cadre de la 3e conférence ministérielle sur la coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC 2010), qui se déroulait à Séoul du 14 au 17 septembre.

Mais la Corée du Sud devrait trouver un sérieux concurrent : la veille du report, le pétrolier français Total annonçait un investissement de « près de $ 2 milliards  (€ 1,43 milliard) pour pérenniser les installations et en même temps avoir accès à des nouvelles ressources » sur le champ d'Anguille, situé au large de Port-Gentil, a déclaré le 12 octobre le directeur général exploration et production du français Total, Yves-Louis Darricarrère, à la télévision nationale gabonaise après une rencontre avec le président Ali Bongo Ondimba. « Total va investir (au Gabon) dans les années qui viennent plus que dans les quatre ou cinq dernières années », a déclaré M. Darricarrère, laissant entendre que les investissements à Anguille seront suivis d’autres achats.

Le pétrole est la principale richesse du Gabon, qui en produit entre 220 000 et 240 000 barils par jour, assurant à l'État « environ 60 % » de son budget, selon les chiffres officiels. Selon la Banque mondiale, en 2009, la production de pétrole du Gabon a été de 12,6 millions de tonnes, assurée à plus de 60 % par le groupe français Total et l'Anglo-Néerlandais Shell.

 


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