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Sous la pression de la rue, furieuse depuis le discours du président Hosni Moubarak hier soir, ce dernier aurait quitté le Caire avec sa famille, rapporte l’AFP.
Plusieurs sources affirment que le président égyptien Hosni Moubaral est actuellement à Charm el Cheikh d'où un départ sous la pression populaire pourrait être facilité.
D’après l’AFP, le député travailliste israélien Binyamin Ben Eliezer aurait déclaré que le président égyptien Hosni Moubarak aurait admis, dans une conversation téléphonique peu avant son intervention, chercher « une porte de sortie honorable ». « Il sait que c'est fini, que c'est la fin de la route. Il ne m'a dit qu'une seule chose peu avant son discours, c'est qu'il cherchait une voie de sortie », a affirmé M. Ben Eliezer à la radio militaire.
Mobilisation permanente au Caire
Au Caire, la colère de la population s’intensifie suite au discours d’Hosni Moubarak hier, annonçant son refus de quitter le pouvoir immédiatement. Les manifestants, déçus par la position adoptée aujourd’hui par l’armée, sont toujours mobilisés place Tahrir et devant le Palais présidentiel.
Cette dernière a affirmé aujourd’hui qu’elle lèverait l’état d’urgence dès que la situation le permettrait. Et dans un « communiqué n° 2 », le Conseil suprême des forces armées a appelé les manifestants à quitter les rues et à mettre un terme aux rassemblements.
Quelques ralliements au sein de l'armée
Les Égyptiens se sentent donc trahis par les forces armées qui ont habilement manœuvré depuis le début de la crise entretenant la confusion entre soutien au pouvoir et soutien au peuple égyptien. Seulement une quinzaine d’hommes aurait rejoint ce matin le camp des manifestants.
Jeudi soir, Ahmed Ali Shouman, un commandant de l’armée égyptienne avait annoncé à la foule réunie sur la place centrale de la capitale qu'il avait remis son arme et se joignait à ceux qui réclament la démission du président Hosni Moubarak. Un autre commandant s'était ensuite approché en précisant qu’« une quinzaine d'officiers ont rejoint la révolution du peuple », a déclaré Shouman vendredi, précisant que leurs grades allaient de capitaine à lieutenant-colonel, rapporte Le Monde.fr.