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Indice de gouvernance : moins de démocratie, plus de développement

 
Mo Ibrahim, défenseur de la gouvernance et de la démocratie en Afrique
Mo Ibrahim, homme d'affaires impliqué dans la promotion de la gouvernance en Afrique à travers sa Fondation éponyme. Photo: World Economic Forum

L’indice Mo Ibrahim qui évalue la gouvernance en Afrique montre des résultats ambivalents. D’un côté, en matière de développement économique et humain, des progrès ont été faits, en revanche, la démocratie a reculé.

La fondation Mo Ibrahim a publié le 4 octobre son classement des 53 pays africains en matière de gouvernance. « L’Indice Ibrahim 2010 nous offre une image mitigée des progrès récents de la gouvernance sur le continent. Alors que de nombreux citoyens africains sont en meilleur santé et bénéficient mieux du développement économique qu’il y a cinq ans, un grand nombre d’entre eux vit dans un environnement moins sûr et ont vu leurs droits politiques s’affaiblir », a déclaré le président et créateur de la Fondation, Mo Ibrahim.

Cet indice a été mis en place pour informer et responsabiliser les citoyens du continent mais aussi pour évaluer les progrès de la gouvernance en Afrique et soutenir les efforts des gouvernements, des parlements et de la société civile. Il mesure la fourniture des biens et services publics aux citoyens par les gouvernements et acteurs non-étatiques, à travers 88 indicateurs. L’Indice 2010, basé sur des données 2008-2009, compare les avancées et des reculs dans la qualité de la gouvernance africaine par rapport à la période 2004-2005.

L'Ile Maurice obtient le score global le plus élevé dans cette évaluation de la gouvernance en Afrique, suivi des Seychelles, du Botswana, du Cap-Vert et de l'Afrique du Sud. En queue de peloton, pas de surprise. La Somalie reste bonne dernière à la 53ème place, tout juste précédé Tchad (52ème), de la République démocratique du Congo (51ème), du Zimbabwe (50ème) et de l'Erythrée (49ème). La fondation note « des progrès de la qualité globale de la gouvernance en Angola, au Liberia et au Togo » et les « reculs les plus frappants en Erythrée et à Madagascar ».

Mo Ibrahim, homme d'affaires soudanais naturalisé britannique, avait revendu en 2005 l'entreprise de téléphonie mobile Celtel, avant de créer en 2006 cette fondation, basée à Londres, qui a pour mission de promouvoir la bonne gouvernance. La fondation décerne aussi chaque année le Prix Mo Ibrahim qui récompense l’excellence en matière de leadership politique en Afrique. Mais depuis deux ans, le jury n’a pas souhaité attribuer ce prix, faute de candidat à la hauteur.

Pour aller plus loin: site de la Fondation Mo Ibrahim


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