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ECONOMIE | |
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Mercredi, alors qu’il devait se rendre à Bamako, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire s’est vu interdire de quitter le sol ivoirien et confisquer son passeport à l’aéroport international Houphouët-Boigny. Il a affirmé plus tard avoir appris que cet ordre venait de la Présidence (Gbagbo).
Cette interdiction de sortie du territoire est sans aucun doute liée à l’appel lancé par J.L. Billon aux opérateurs économiques pour cesser les versements des taxes, en raison du blocage politique, sur les ondes de RFI et dans un courrier adressé aux présidents des fédérations et associations professionnelles. Un courrier publié sur son blog. Nous en reproduisons ici l’extrait concerné :
« (…) depuis le 26 novembre 2010, les opérateurs subissent les conséquences du couvre-feu et continuent ainsi de payer le tribut de la crise. La fin de l’année, habituellement prospère, risque d’être catastrophique pour le monde des affaires, et les échéances fiscales des 10 et 15 décembre difficilement honorables par les opérateurs.
Concernant ces échéances, il nous semble essentiel d’indiquer à l’ensemble des opérateurs la position de notre institution, à savoir la suspension* du paiement des taxes fiscales, d’une part parce que les acteurs économiques subissent de plein fouet les effets de la radicalisation du monde politique sur l’économie, et d’autre part, parce que la confusion qui règne aujourd’hui les met dans l’impossibilité technique de payer ces taxes à deux Administrations ! (…)
(*)remplir et déposer les dossiers sans joindre le règlement »
Cette circulaire a été interprétée par la presse pro-Gbagbo comme un appel à la désobéissance civile, ce dont se défend J.L. Billon sur son blog, la qualifiant de « cri du cœur » destiné à faire prendre conscience de la difficile situation des opérateurs économiques.